Vous avez loupé les débats du SMSI et ça vous empêche de dormir ? Ne vous inquiétez pas, tout est là...
Le Sommet Mondial sur la Société de l'Information :
01net - 14 novembre
Pourquoi l'avenir d'Internet ne fait-il pas débat en France ?
La gouvernance d'Internet fait débat, mais les autorités françaises se montrent très discrètes sur le sujet.
http://www.01net.com/editorial/294658/tribune-libre/pourquoi-l-avenir-d-internet-ne-fait-il-pas-debat-en-france-./
Libé – 14 novembre
Pas d'accord en vue sur le contrôle de l'internet au SMSI
Les Etats-Unis se dirigent vers une confrontation avec la majeure partie du reste du monde sur la question du contrôle de l'internet et un consensus semble peu probable au SMSI
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338281
à lire dans les pages « rebonds » de Libé
Le sommet mondial sur la société de l'information à Tunis passe à côté des vrais enjeux.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338101
ZDnet – 14 novembre
Le président de l'Icann: «Ne politisons pas la gestion de l'internet»
À la veille de l'ouverture du SMSI de Tunis, le patron de l'Icann rejette l'idée d'une domination de son organisation par les États-Unis et craint que l'intervention des politiques ne ralentisse le développement de l'infrastructure du Net.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39287080,00.htm?xtor=1
Le Monde – 15 novembre
A Tunis se joue une intense bataille pour le contrôle de l'Internet
L'objectif premier du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tient à Tunis du 16 au 18 novembre était la réduction de la "fracture numérique" entre le Nord et le Sud. Cet aspect est passé au second plan, éclipsé par la discorde, entre les Etats-Unis et le reste du monde, sur la gouvernance de l'Internet, c'est-à-dire sur le contrôle de l'architecture de nommage de la Toile.
Cette architecture est gérée par une société privée à but non lucratif de droit californien, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann). Placée sous l'autorité directe du département du commerce américain, l'Icann administre le registre des correspondances entre les sites Internet et les adresses IP (Internet Protocol) des serveurs correspondants. C'est, par exemple, ce système qui permet de faire le lien entre la requête "http://www.lemonde.fr" et le site Web du Monde.
Seuls treize ordinateurs dans le monde — les "serveurs-racines" — jouent ce rôle d'aiguilleur. La majorité sont aux Etats-Unis. Parmi eux se trouve la "racine ultime", le serveur qui sert de référence aux douze autres. Ce registre de référence est placé sous l'autorité de l'Icann, qui en a délégué l'administration à une société américaine, Verisign. Ce système de gouvernance est aujourd'hui contesté. L'Union européenne propose de remplacer le lien d'autorité entre le département du commerce américain et l'Icann. Sans remettre en cause l'existence de cette société, les Européens imaginent un processus de contrôle impliquant les pouvoirs publics. La Chine, l'Argentine, l'Iran préfèrent que cette gouvernance soit sous l'autorité plus ou moins directe des Etats. Les Etats-Unis rechignent à renoncer à leur rôle historique.
La situation de blocage est telle qu'aucune des parties ne s'attend à ce qu'une réforme concrète soit adoptée à l'issue du sommet. Le 7 novembre, à peine plus d'une semaine avant l'ouverture de celui-ci, le secrétaire américain au commerce, Carlos Gutierrez, et la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, adressaient au chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, un courrier confidentiel demandant à la présidence de l'Union européenne de "reconsidérer sa position sur la gouvernance de l'Internet", rappelant que "la structure de gouvernance et la stabilité continue de l'Internet sont d'une importance capitale pour les Etats-Unis".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710328@51-701149,0.html
Le Monde – 15 novembre
Sommet de l'information : les critiques se multiplient contre le régime de M. Ben Ali
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-710582@51-701149,0.html
Libé – 15 novembre
Le sommet s'ouvre mercredi
Au programme des 15.000 participants attendus à Tunis, la «fracture numérique» entre pays riches et pauvres et la gouvernance de l'Internet.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338595
Le Figaro – 15 novembre
Bataille mondiale pour le contrôle de l'Internet
LES Etats-Unis sont-ils sur le point de perdre le contrôle de l'Internet ? A la veille du SMSI de Tunis, organisé par l'ONU, le débat ressurgit une fois encore. La question de la domination américaine avait déjà été posée à Genève, lors de la première grand-messe de l'Internet, il y a deux ans. Sans réponse. La Toile continue à porter les couleurs de la bannière étoilée des États-Unis d'Amérique.
Alors que le poids de l'Internet à travers le monde ne cesse de grandir avec environ un milliard d'internautes, les Européens cherchent à faire entendre leur voix en mettant en cause la gouvernance de la Toile. La tâche est ardue. Les plus grands moteurs de recherche, les portails et autres géants du commerce en ligne du type Google, Yahoo ! ou eBay ne sont-ils pas des sociétés américaines ?
Surtout, le «grand ordonnateur» du Réseau depuis 1998, c'est l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une organisation créée par le département du Commerce américain, c'est-à-dire le gouvernement fédéral. Cette ONG californienne est la seule autorité habilitée à gérer les «serveurs racines», les énormes machines qui identifient, à l'échelle mondiale, les adresses Internet. C'est aussi l'Icann qui supervise les noms de domaine. L'attribution d'adresses en «.com» ou «.fr», c'est elle ! Bref, l'Icann est une sorte de «world company». Il y a un an, Paul Twomey, son président, assurait au Figaro que le fonctionnement de l'organisation était indépendant et que quatorze nationalités étaient représentées au conseil d'administration. Il n'empêche, le lien avec l'administration américaine n'est pas rompu.
L'ONU, régulateur du réseau ?
Face au rouleau compresseur américain, les Européens feront-ils le poids ? La semaine dernière, à Lomé, Hervé Bourges, le président de l'Union internationale de la presse francophone, proposait que «la régulation du réseau Internet, qui dépend aujourd'hui d'un seul pays [les États-Unis] revienne à l'ONU.» Ce n'était qu'un avant-goût des discussions menées par les diplomates à Tunis.
«Il est possible que nous arrivions seulement à un consensus sur le fait que les discussions devront se poursuivre», souligne prudemment Jean Michel Hubert, le représentant du gouvernement français au SMSI de Tunis. «Un accord sur les principes serait une percée, mais nous ne devons pas compromettre l'efficacité du système», a-t-il ajouté.
Pour autant, il n'est pas sûr qu'une tutelle de l'ONU soit la solution au problème de gouvernance. L'Union européenne propose de supprimer le contrôle politique de l'Internet qu'exerce actuellement l'administration américaine en le remplaçant par un organe intergouvernemental, séparé de l'ONU. Bruxelles suggère aussi qu'un forum permanent discute du contrôle d'Internet avec la participation des entreprises privées et des associations.
Quelques voix dissonantes laissent entendre que l'alternative n'est peut-être pas aussi simple qu'il paraît. Reporters sans frontières fait valoir que la situation actuelle est préférable à un transfert des prérogatives de l'Icann à l'ONU où «les pays les plus répressifs de la planète ont autant de poids que les États démocratiques. Souhaite-t-on vraiment que les pays qui censurent le Net et emprisonnent les internautes se mettent à réguler la circulation de l'information sur le réseau ?», interroge RSF. L'actualité récente rappelle que les dissidents qui s'exprimaient sur la Toile ont pu être identifiés et réprimés par des gouvernements qui affichent leur volonté de réduire la fameuse fracture numérique entre les pays riches et les pays pauvres.
http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20051115.FIG0184.html?115202
Le Journal du net – 16 novembre
Bernard Benhamou : "l'UE ne peut accepter que les Etats-Unis aient seuls le contrôle de l'Internet"
Maître de conférence à Sciences Po, Bernard Benhamou décrypte les enjeux du SMSI, et résume les positions des forces en présence. D'un côté : les Etats-Unis. De l'autre : le reste du monde.
http://www.journaldunet.com/0511/051116benhamou.shtml
Le Monde – 16 novembre
Le Sommet de Tunis s'ouvre par un compromis sur la gouvernance d'Internet
A quelques heures de l'ouverture officielle du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) à Tunis, mercredi, un accord a été trouvé sur la principale pomme de discorde : la gouvernance d'Internet. Ce compromis, annoncé dans la nuit par plusieurs négociateurs, évite ainsi une rupture entre les Etats-Unis, hostiles à céder le contrôle à une instance internationale, et les autres pays.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710595,0.html
Le Monde – 16 novembre
Internet, un réseau global sous domination américaine
Lors du SMSI, le principal sujet d'affrontement porte sur le "gouvernement" d'Internet. Et il oppose les Etats-Unis au reste du monde. La grande majorité des pays souhaitent que l'Amérique partage la faculté de définir les normes et les règles de fonctionnement de la Toile, voire la transfère aux Nations unies. Mais le département américain du commerce a annoncé qu'il ne lâcherait rien. Washington met en garde les Etats démocratiques contre une éventuelle montée en puissance des dictatures qui, si la maîtrise d'Internet était transférée à un organisme international, détiendraient de nouveaux moyens pour brider la liberté d'expression dans leurs pays.
Les Etats-Unis disent aussi redouter une prise de contrôle du Réseau par des "bureaucrates" internationaux incompétents. Reste qu'aujourd'hui leur suprématie technologique leur confère un rôle prépondérant.
Si Internet existe comme réseau unifié planétaire, c'est grâce au travail permanent de comités d'ingénieurs qui établissent des normes mondiales dans tous les domaines. Les deux principales instances, l'Internet Architecture Board (IAB) et l'Internet Engineering Task Force (IETF), sont composées principalement d'experts américains et scandinaves travaillant pour de grandes entreprises et des universités américaines. Elles sont chapeautées par l'Internet Society, basée à Washington et à Genève, une association dans laquelle les membres américains jouent un rôle prééminent.
Le développement des recommandations techniques pour le World Wide Web est assuré par le W3C, organisme international installé au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Boston. Surtout, Internet est un ensemble de machines : dans le monde, 80 % des routeurs — les ordinateurs qui calculent la meilleure route à faire prendre aux données pour transiter par le Réseau — sont fabriqués par Cisco, une société de San José (Californie). Les autres 20 % viennent de son concurrent, Juniper, installé à Sunnyvale, à un quart d'heure de là.
Pour surfer sur le Web, les internautes utilisent les mêmes navigateurs : Explorer de Microsoft, Navigator de Netscape ou Safari d'Apple — tous américains. Les esprits rebelles utilisent le logiciel libre Firefox, de la société coopérative californienne Mozilla. Pour trouver une information, en n'importe quels langue et domaine, chacun recourt en priorité aux moteurs de recherche américains Google ou Yahoo!. Pour échanger du courrier électronique, écouter et télécharger de la musique, regarder des vidéos ou créer des weblogs, la grande majorité des produits disponibles viennent des Etats-Unis.
La messagerie instantanée est dominée par Yahoo!, MSN (Microsoft Network) et AOL (America Online). Quant à Skype, le système de téléphonie gratuit passant par le Réseau inventé par des Scandinaves, il vient d'être racheté par le site de vente aux enchères californien eBay. Enfin, les entreprises américaines de commerce électronique, de marketing et de publicité en ligne dominent les marchés de la plupart des pays.
Cette puissance s'exerce également à un niveau moins visible mais tout aussi stratégique. Le gouvernement d'Internet est assuré par une nébuleuse d'organismes publics et privés créés au fil des ans par des chercheurs et des universitaires américains. Pour être connecté à Internet, tout ordinateur doit posséder une adresse IP (Internet Protocol). Chaque numéro doit être unique, faute de quoi la cohérence du système à l'échelle mondiale serait rompue. La coordination est assurée par l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), créée en 1998 pour remplacer le système artisanal installé vingt ans plus tôt par l'université de Californie du Sud.
L'Icann est une institution hybride. En sont membres des organismes publics et privés du monde entier, et son conseil d'administration accueille des ressortissants de dix-huit pays. Mais, juridiquement, il s'agit d'une association privée de droit californien, sous tutelle du département fédéral du commerce américain. Une de ses branches, IANA (Internet Assigned Numbers Authority), crée périodiquement des séries d'adresses IP puis les distribue à cinq organisations, correspondant à chaque continent. A leur tour, celles-ci les attribuent aux utilisateurs de leur zone.
Autre grande mission de l'Icann : gérer les noms de domaine. En plus de son adresse IP, chaque serveur possède un nom — cocacola.com ou lemonde.fr — qui permet d'accéder au site désiré sans avoir à mémoriser l'adresse. Ces noms ont acquis une grande valeur commerciale et symbolique. Le système est géré par un réseau de treize serveurs racines, à la fois annuaires et postes d'aiguillage. Sept sont installés aux Etats-Unis. Les deux principaux domaines ".com" et ".net", créés pour les usagers américains, mais utilisés dans le monde entier, sont administrés pour l'Icann par VeriSign, une société privée liée par contrat au ministère américain du commerce. Elle gère plus de 40 millions de noms et assure le fonctionnement de deux serveurs racines, y compris le serveur étalon, modèle de tous les autres.
L'Icann exerce aussi un contrôle sur les domaines nationaux, comme ".fr" pour la France. Les Etats et territoires désireux d'en créer un nouveau ou d'en changer doivent lui soumettre une demande, qu'elle met en général plusieurs années à traiter. Le Timor-Oriental (Timor-Leste), indépendant depuis 2002, n'a obtenu l'activation du ".tl" que cette année. De son côté, l'Union européenne a longuement négocié avec l'Icann pour créer un ".eu", puis attendu qu'il soit introduit dans les serveurs racines. Le ".eu" ne fonctionnera qu'en 2006.
L'Icann doit aussi donner son accord lorsqu'un pays souhaite transférer la gestion de son domaine d'un organisme à un autre. En 2005, ce fut le cas de cinq Etats, dont l'Irak. En revanche, le domaine ".kp", créé pour la Corée du Nord, n'est pas actif, car l'Icann ne l'a jamais attribué à un organisme national. Enfin, l'Icann se charge de créer des domaines sectoriels, comme le ".museum" pour les musées ou le ".travel" pour les agences de voyages. Elle avait prévu de créer un ".xxx" pour les sites pornographiques, mais y a renoncé sur injonction de Washington...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710758,0.html
une infographie : La maîtrise des États-Unis sur les adresses Internet
http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0,54-710901,0.html
L'
Edito du Monde :
Internet sous contrôle
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710657@51-710826,0.html
Le Monde – 16 novembre
Un ordinateur à 100 dollars pour les pays en développement
Nicholas Negroponte devrait être la star du SMSI. Le directeur de laboratoire de l'université américaine Massachusetts Institute of Technology (MIT) va en effet y dévoiler le prototype de son "ordinateur portable à 100 dollars" (soit cinq fois moins cher qu'un modèle basique normal), destiné aux écoliers des pays en développement.
Cette initiative représente une première piste pour réduire la fracture numérique, c'est-à-dire l'écart d'accès et d'usage aux technologies de l'information et de la communication (TIC) entre le Nord et le Sud, enjeu majeur du Sommet de Tunis.
La nouveauté vient de l'intérêt porté par les multinationales de l'informatique. Une stratégie "qui ne relève pas de la seule bonne volonté mais aussi basée sur les affaires", selon Roger Kay, analyste chez IDC. En effet, le marché de l'informatique, essoufflé dans les pays développés, profite de la montée en puissance de l'Inde, de la Chine, du Brésil... De 660 millions d'utilisateurs de PC en 2005, on passerait à 1 milliard en 2010, grâce à l'équipement de ces pays.
Quelques chiffres (ça fait touhours bien dans une copie...)
La fracture numérique a fait l'objet de nombreuses études. En cinq ans, l'écart d'équipement et d'usage des technologies de l'information entre les pays du Nord et du Sud s'est peu réduit.
10 % Un foyer sur 10, dans le monde, dispose d'un ordinateur (près d'un sur deux dans les pays développés), selon le cabinet américain IDC.
75 % Trois quarts des internautes vivent dans la partie du monde qui compte moins de 15 % des habitants de la planète, selon la Banque mondiale.
25 % Sur les trois quarts de la population mondiale ayant accès à un réseau de téléphonie mobile, seul un quart est client à un service de téléphonie mobile, selon la GSM Association.
Moins de 5 euros C'est la dépense moyenne mensuelle en communications mobiles pour un utilisateur du tiers-monde, contre 40 euros dans les pays développés.
50% de la population mondiale n'a jamais parlé dans un téléphone.
3,1% des Africains ont accès à internet contre 55,7% de la population d'Amérique du Nord.
10,7% des Brésiliens, 4% des Chinois et 1,2% des Indiens possèdent un ordinateur. Contre 40% des Français.
Les 942 millions d'habitants des pays «développés» ont 5 fois plus de services téléphoniques (fixe et mobile), 9 fois plus d'accès aux services internet et 13 fois plus de PC que 85% de la population mondiale vivant dans les «pays en voie de développement».
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710714@51-710826,0.html
et
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338881
Libération – 16 novembre
Le sommet de Tunis accouche d'un forum
C'est un compromis entre le statu quo défendu par les Américains et la volonté de l'élargissement de la gouvernance de l'Internet voulu par les Européens • Pour l'instant, l'Icann continue de superviser le réseau .
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338848
Etendre «la solidarité numérique aux consommateurs citoyens»
Le président sénégalais Abdoulaye Wade est présent au SMSI où il est notamment venu parler du fonds de solidarité numérique dont il a pour la première fois proposé la création lors du sommet de Genève. Interview.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338877
Le Figaro – 16 novembre
Un accord a été trouvé sur l'évolution d'Internet
http://www.lefigaro.fr/international/20051116.FIG0281.html
01 net – 16 novembre
Les Etats-Unis conservent la mainmise sur Internet
Les pays participants au SMSI ont évité un éclatement de l'Internet en acceptant que les Etats-Unis conserve la mainmise technique sur le réseau mondial.
Les négociations de dernière minute sur la gouvernance de l'Internet ont accouché d'une souris diplomatique. Après trois jours de débats en réunion préparatoire, les pays participants au SMSI sont parvenus à un compromis qui ne satisfait personne, hormis peut-être les Etats-Unis.
http://www.01net.com/article/295117.html
Le Monde – 17 novembre
Les Etats-Unis maintiennent leur hégémonie sur Internet
La déclaration que devaient adopter, vendredi 18 novembre, les 170 pays participant à Tunis au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) fonde une nouvelle institution de régulation de la Toile, le Forum pour la gouvernance de l'Internet (Internet Governance Forum, IGF). Y siégeront les gouvernements, mais aussi des représentants du secteur privé et de la société civile.
Le sommet aura donc échoué à réformer le système de gestion et d'administration des noms de domaines. Cette tâche technique — essentielle au bon fonctionnement du Web — est aujourd'hui remplie par une société de droit californien, l'Icann. Cette prérogative des Etats-Unis pourrait, en théorie, leur permettre de "couper" un pays du reste de l'Internet, en invalidant son extension nationale.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-711179@51-701149,0.html
Le Monde – 17 novembre
Le Sommet de l'information appelle le monde à la solidarité numérique
Le SMSI a l'ambition de faire jouer la solidarité numérique entre pays riches et pays pauvres.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour mettre les nouvelles technologies au service des pays pauvres. Leur bénéfice demeure "inaccessible pour beaucoup trop de gens", a déploré M. Annan, qui avait lancé l'idée de connecter tous les villages du monde à l'Internet d'ici à 2015.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710986,0.html
Le Figaro – 17 novembre
Les Etats-Unis conservent leur suprématie mondiale sur Internet
Le sommet mondial sur la société de l'information s'est ouvert hier à Tunis. Malgré la volonté de l'Europe et de pays comme la Chine ou l'Iran, les Etats-Unis ont réussi à garder le contrôle du réseau Internet.
http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051117.FIG0173.html?200549
Le Monde Informatique – 17 novembre
Les Etats-Unis ne lâchent rien sur le contrôle d'Internet
Les négociations préalables à l'ouverture du SMSI auraient débouché sur un compromis entre les participants : si l'Icann, l'organisme gouvernant le web sous tutelle de l'administration américaine, ne voit pas ses attributions modifiées, il se voit complété d'un forum censé représenté la communauté internationale.
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-smsi-les-etats-unis-ne-lachent-rien-sur-le-controle-d-internet-17887.html
01net – 18 novembre
Les Nations Unies manquent leur rendez-vous avec la société de l'information
Le Sommet mondial sur la société de l'information laissera un goût d'inachevé à tous ceux qui y voyaient un réel espoir de lutter contre la fracture numérique.
http://www.01net.com/article/295631.html
Le Monde – 18 novembre
Le Sommet de Tunis s'est conclu sur des promesses d'aide aux pays du Sud
Le SMSI s'est conclu sur une promesse des pays riches d'aider ceux du Sud à rejoindre la révolution numérique, sur fond de polémique récurrente à propos de la liberté d'expression.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711916,0.html
Le Monde – 18 novembre
Les ONG accusent quinze Etats de censurer la liberté d'expression sur Internet
Plusieurs organisations de défense des libertés ont profité du SMSI pour dénoncer les pays qui censurent l'Internet.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711639,0.html
un chat sur lemonde.fr :
Comment réduire la fracture numérique?
L'intégralité du débat avec Valérie Peugeot, membre de l'association Vecam, qui milite pour le développement des usages de l'information numérique pour tous, vendredi 18 novembre.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711906,0.html
Libé – 18 novembre
Au SMSI, les Américains se disent «déçus» par la Tunisie
Selon les Etats-Unis, le gouvernement tunisien n'a pas démontré «son engagement pour la liberté d'expression»
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339487
ZDnet – 18 novembre
Société de l'information: le maigre bilan du sommet de Tunis
Au-delà de l’annonce d’un PC portable à 100 euros pour les pays pauvres, le Sommet de Tunis n’a pas produit grand-chose. La question de la gouvernance de l’internet s’est soldée par un statu quo, et la liberté d’expression passée sous silence.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39288542,00.htm
Libération – 19 novembre
«Aucun progrès constaté» pour les droits de l'homme au SMSI
Présidente de l'association IRIS («Imaginons un réseau Internet solidaire», Meryem Marzouki est co-responsable du caucus des droits de l'homme formé par une centaine d'ONG au SMSI. Française et tunisienne, elle a tenté d'organiser un contre sommet citoyen à Tunis, empêché par les autorités. A l'heure où le SMSI va fermer ses portes, elle craint un durcissement de la répression des droits de l'homme en Tunisie. Interview.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339708
un fiasco pour Ben Ali
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339659
Libé – 20 novembre
Un ordi low-cost
A Tunis, a été présenté cette semaine un nouveau portable à 100 dollars destiné aux écoliers des pays en développement. Une initiative pour réduire la fracture numérique.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339572
il ressemble à ça :
http://liberation.fr/page.php?Article=313053&Template=GALERIE&Objet=50127
une sélection de liens de Libé :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339574
A Tunis, la parabole de Richard Stallman contre la puce
Durant les trois jours qu'a duré le sommet de Tunis, les 25.000 participants qui arpentaient les allées du palais des congrès du Kram, dans la banlieue de la capitale tunisienne, arboraient tous autour du cou leur badge électronique, porté en penditif. Tous sauf un : Richard Stallman, l’inventeur du logiciel libre.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=339783
Et si vous en avez pas encore marre du SMSI, un dossier complet sur le site de France Info :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/dossiers/dpm/index.php?rid=235000191&aid=0&formtype=dossier
et à part le SMSI ?
Le Figaro – 15 novembre
Internet et le mobile pour tous d'ici à 2007
Toutes les communes françaises bénéficieront de la téléphonie mobile et de l'accès à l'Internet haut débit d'ici à 2007, a annoncé le gouvernement. Décidé en juillet 2003, un plan national de résorption des zones blanches (zones couvertes par aucun des trois opérateurs mobiles) est en cours de réalisation.
Concernant l'Internet haut débit, Jean-François Copé a indiqué que «98% des foyers seront éligibles à la fin de 2006». L'objectif est que la totalité des communes puisse bénéficier de l'ADSL d'ici à 2007, «y compris les petites communes isolées qui devront pouvoir bénéficier d'un raccordement au moins pour la mairie et un autre point accessible au public (école, commerce...) grâce, notamment, aux technologies alternatives comme le Wimax (Internet sans fil) pour lequel le gouvernement vient de lancer un appel à candidatures», a-t-il ajouté.
Le Monde – 15 novembre
Les éditeurs de presse payante montent en puissance dans le gratuit
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-710371@51-708499,0.html
La Croix du 16/11/2005
Les jeunes bousculent la langue française
Mots mutilés, écriture phonétique, vocabulaire appauvri... Le «français» des adolescents inquiète les adultes
http://www.la-croix.com/parents-enfants/article/index.jsp?docId=2248801&rubId=24298
Bientôt Noël, va falloir consommer… si trouvez le temps de faire vos achats pendant vos révisions du capes, Le Figaro vous donne quelques conseils…
Achats sur Internet : évitez les pièges
http://www.lefigaro.fr/adv-multimedia/20051109.FIG0178.html?182635
Le Figaro – 16 novembre
Internet : les fournisseurs d'accès vont proposer un contrôle parental gratuit
Le contrôle parental sera «systématiquement» proposé aux nouveaux abonnés à internet au cours du premier trimestre 2006 au terme d'un accord signé mercredi entre les fournisseurs d'accès et les pouvoirs publics.
http://www.lefigaro.fr/eco-medias/20051116.FIG0292.html?192213
Libération – 16 novembre
Contrôle parental systématique pour les abonnés du web en 2006
Selon un accord signé entre les fournisseurs d'accès au web et le gouvernement, chaque nouvel abonné se verra automatiquement proposer un filtrage pour les enfants au premier trimestre 2006.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338888
Libération – 16 novembre
Ils sont nombreux à s'initier à l'informatique et plébiscitent les stages qui se multiplient.
Les seniors deviennent accros à la souris
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338692
Le Monde – 16 novembre
Notre école a failli, par Alain Bentolila
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-710755,0.html
Le Nouvel Obs – 17 novembre
Quand l'école intègre
A Saint-Blaise, collège aux couleurs du monde de l'Est parisien, on croit à la discipline, « sinon, c'est le bazar ». Et on essaie de travailler. Discrètement
http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2141/a287143.html
Le Figaro – 17 novembre
«Libération» sous le coup d'un plan social
Le quotidien met en place dès lundi un plan de réduction d'emplois qui devrait porter sur au moins 10% des effectifs.
http://www.lefigaro.fr/eco-medias/20051117.FIG0163.html?215106
Le Monde Informatique – 18 novembre
98 % des foyers éligibles à l'ADSL en 2007
Le gouvernement s'est engagé à ce que 98 % des foyers français disposent d'une ligne éligible à l'ADSL d'ici la fin 2006. Aujourd'hui, l'Arcep, dans son observatoire des marchés, a annoncé un nombre total d'abonnements ADSL de 7,9 millions, soit 500 000 nouveaux abonnements au cours du second trimestre 2005.
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-98-des-foyers-eligibles-a-l-adsl-en-2007-17893.html
La question que tout le monde se pose…
L'Express du 17 novembre
Et si Internet craquait...
Spams, virus, saturation... La Toile vacille, victime de son succès planétaire. Au point que certains annoncent déjà sa prochaine déroute. Fâcheuse pour les accros du Réseau, cette perspective serait aussi un désastre pour les entreprises du monde entier.
http://www.lexpress.fr/info/multimedia/dossier/websphere/dossier.asp?ida=435786
Le Figaro – 18 novembre
Trop d'énoncés abscons à l'école
Selon le rapport du défenseur des enfants Claire Brisset, les problèmes éducatifs sont au coeur de la crise des banlieues.
«TANT QU'ON ne formera pas les enseignants à la psychologie, on aura toujours à faire à des enfants et à des adolescents qui ne s'y sentent pas à leur place.» Changer l'école, c'est l'un des grands chevaux de bataille de Claire Brisset. Et c'est aussi l'un des points faibles de son mandat, puisque le défenseur des enfants n'aura guère été entendu. Hier, Claire Brisset a néanmoins redit au président de la République sa pensée : «La crise des banlieues trouve ses fondements dans le problème de l'école.»
Elle a également profité de cette rencontre pour glisser au chef de l'Etat, en plus de son volumineux rapport, un petit dossier dans lequel elle a soigneusement sélectionné les passages les plus forts.
«Facteur d'exclusion»
En gras, quelques phrases énigmatiques : «L'objectif est d'identifier et d'analyser l'énoncé ancré dans la situation d'énonciation et l'énoncé coupé de la situation d'énonciation», a pu lire le président. Ou encore : «Appuyez-vous sur les didascalies d'énonciation.» Il est également question de chercher «la présence de déictiques». De quoi s'agit-il ? D'ex traits d'un livre de français de 3e, c'est-à-dire destiné à des enfants de 14-15 ans. «Moi-même, je ne comprends rien à ces phrases qu'on inculque à ma fille, s'indigne Claire Brisset. Comment voulez-vous dans ces conditions que l'école intéresse les jeunes et qu'elle les retienne sur ses bancs plutôt que d'aller dans la rue... Je pense que ce type de pratique est un facteur d'exclusion.» Le président lui-même a été «stupéfait», raconte Claire Brisset.
Fustigeant pêle-mêle les horaires, la formation, ou le recrutement des enseignants dans les zones difficiles – «Quand va-t-on cesser d'envoyer les profs débutants en banlieue ?» –, Claire Brisset a repris sa plume pour compléter son rapport à la lumière des derniers événements. Elle ne s'est pas montrée opposée à l'apprentissage à 14 ans voulu par le gouvernement, «à la condition qu'on ne le présente pas comme une mesure de relégation».
http://www.lefigaro.fr/societe/20051118.FIG0182.html
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