COMMENT CA MARCHE?

Bien décidés à briller au CAPES de documentation, nous ouvrons un espace de partage de veilles pour mieux avancer dans notre préparation.

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Pour les communications informelles, les zones de commentaires et les forums ne sont bien sûr pas concernés par ces restrictions).








Mercredi 23 novembre 2005
1) dernier document en date concernant l'éducation à la sécurité routière

Télécharger le livret 2005-2006 (8,69 Mo)

partenariat ministères Education & Equipement & Prévention MAIF

des fiches pédagogiques pour de nombreuses disciplines autour d'un thème commun et motivant pour les élèves



2) un espace d'entraînement pour les élèves soucieux de voir validée leur attestation ASSR

fiches classées par thèmes et par niveaux / tests de positionnement


(extrait d'un dossier documentaire mis à jour dernièrement et qui donne des pistes d'exploitations pédagogiques)


Il me semble que de tels documents peuvent nous engager sur la voie d'une réflexion autour de notre rôle de médiation et de communication:

Que ferions-nous, par exemple, une fois le doc.1 arrivé au CDI?
Comment promouvoir cette ressource exemplaire?

Puis, au delà de ces étapes, comment (faire) articuler cette dimension et les programmes disciplinaires?

Pour être entrain de faire un stage dans un cdi, je peux vous assurer que ces questions sont loin d'être évidentes...



Par michael crabb - Publié dans : Eduscol (Michael)
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Mardi 22 novembre 2005
Vous avez loupé les débats du SMSI et ça vous empêche de dormir ? Ne vous inquiétez pas, tout est là...

Le Sommet Mondial sur la Société de l'Information :

01net - 14 novembre
Pourquoi l'avenir d'Internet ne fait-il pas débat en France ?
La gouvernance d'Internet fait débat, mais les autorités françaises se montrent très discrètes sur le sujet.
http://www.01net.com/editorial/294658/tribune-libre/pourquoi-l-avenir-d-internet-ne-fait-il-pas-debat-en-france-./

 

Libé – 14 novembre
Pas d'accord en vue sur le contrôle de l'internet au SMSI
Les Etats-Unis se dirigent vers une confrontation avec la majeure partie du reste du monde sur la question du contrôle de l'internet et un consensus semble peu probable au SMSI
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338281

 

 

à lire dans les pages « rebonds » de Libé
Le sommet mondial sur la société de l'information à Tunis passe à côté des vrais enjeux.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338101

ZDnet – 14 novembre

Le président de l'Icann: «Ne politisons pas la gestion de l'internet»
À la veille de l'ouverture du SMSI de Tunis, le patron de l'Icann rejette l'idée d'une domination de son organisation par les États-Unis et craint que l'intervention des politiques ne ralentisse le développement de l'infrastructure du Net.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39287080,00.htm?xtor=1

Le Monde – 15 novembre
A Tunis se joue une intense bataille pour le contrôle de l'Internet
L'objectif premier du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tient à Tunis du 16 au 18 novembre était la réduction de la "fracture numérique" entre le Nord et le Sud. Cet aspect est passé au second plan, éclipsé par la discorde, entre les Etats-Unis et le reste du monde, sur la gouvernance de l'Internet, c'est-à-dire sur le contrôle de l'architecture de nommage de la Toile.



Cette architecture est gérée par une société privée à but non lucratif de droit californien, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann). Placée sous l'autorité directe du département du commerce américain, l'Icann administre le registre des correspondances entre les sites Internet et les adresses IP (Internet Protocol) des serveurs correspondants. C'est, par exemple, ce système qui permet de faire le lien entre la requête "http://www.lemonde.fr" et le site Web du Monde.


Seuls treize ordinateurs dans le monde — les "serveurs-racines" — jouent ce rôle d'aiguilleur. La majorité sont aux Etats-Unis. Parmi eux se trouve la "racine ultime", le serveur qui sert de référence aux douze autres. Ce registre de référence est placé sous l'autorité de l'Icann, qui en a délégué l'administration à une société américaine, Verisign. Ce système de gouvernance est aujourd'hui contesté. L'Union européenne propose de remplacer le lien d'autorité entre le département du commerce américain et l'Icann. Sans remettre en cause l'existence de cette société, les Européens imaginent un processus de contrôle impliquant les pouvoirs publics. La Chine, l'Argentine, l'Iran préfèrent que cette gouvernance soit sous l'autorité plus ou moins directe des Etats. Les Etats-Unis rechignent à renoncer à leur rôle historique.

 

 

La situation de blocage est telle qu'aucune des parties ne s'attend à ce qu'une réforme concrète soit adoptée à l'issue du sommet. Le 7 novembre, à peine plus d'une semaine avant l'ouverture de celui-ci, le secrétaire américain au commerce, Carlos Gutierrez, et la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, adressaient au chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, un courrier confidentiel demandant à la présidence de l'Union européenne de "reconsidérer sa position sur la gouvernance de l'Internet", rappelant que "la structure de gouvernance et la stabilité continue de l'Internet sont d'une importance capitale pour les Etats-Unis".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710328@51-701149,0.html

 


Le Monde – 15 novembre
Sommet de l'information : les critiques se multiplient contre le régime de M. Ben Ali
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-710582@51-701149,0.html

 

 

Libé – 15 novembre
Le sommet s'ouvre mercredi
Au programme des 15.000 participants attendus à Tunis, la «fracture numérique» entre pays riches et pauvres et la gouvernance de l'Internet.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=338595

 

 

Le Figaro – 15 novembre
Bataille mondiale pour le contrôle de l'Internet
LES Etats-Unis sont-ils sur le point de perdre le contrôle de l'Internet ? A la veille du SMSI de Tunis, organisé par l'ONU, le débat ressurgit une fois encore. La question de la domination américaine avait déjà été posée à Genève, lors de la première grand-messe de l'Internet, il y a deux ans. Sans réponse. La Toile continue à porter les couleurs de la bannière étoilée des États-Unis d'Amérique.

 


Alors que le poids de l'Internet à travers le monde ne cesse de grandir avec environ un milliard d'internautes, les Européens cherchent à faire entendre leur voix en mettant en cause la gouvernance de la Toile. La tâche est ardue. Les plus grands moteurs de recherche, les portails et autres géants du commerce en ligne du type Google, Yahoo ! ou eBay ne sont-ils pas des sociétés américaines ?

 


Surtout, le «grand ordonnateur» du Réseau depuis 1998, c'est l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), une organisation créée par le département du Commerce américain, c'est-à-dire le gouvernement fédéral. Cette ONG californienne est la seule autorité habilitée à gérer les «serveurs racines», les énormes machines qui identifient, à l'échelle mondiale, les adresses Internet. C'est aussi l'Icann qui supervise les noms de domaine. L'attribution d'adresses en «.com» ou «.fr», c'est elle ! Bref, l'Icann est une sorte de «world company». Il y a un an, Paul Twomey, son président, assurait au Figaro que le fonctionnement de l'organisation était indépendant et que quatorze nationalités étaient représentées au conseil d'administration. Il n'empêche, le lien avec l'administration américaine n'est pas rompu.

L'ONU, régulateur du réseau ?

 

Face au rouleau compresseur américain, les Européens feront-ils le poids ? La semaine dernière, à Lomé, Hervé Bourges, le président de l'Union internationale de la presse francophone, proposait que «la régulation du réseau Internet, qui dépend aujourd'hui d'un seul pays [les États-Unis] revienne à l'ONU.» Ce n'était qu'un avant-goût des discussions menées par les diplomates à Tunis.

 

«Il est possible que nous arrivions seulement à un consensus sur le fait que les discussions devront se poursuivre», souligne prudemment Jean Michel Hubert, le représentant du gouvernement français au SMSI de Tunis. «Un accord sur les principes serait une percée, mais nous ne devons pas compromettre l'efficacité du système», a-t-il ajouté.

 



Pour autant, il n'est pas sûr qu'une tutelle de l'ONU soit la solution au problème de gouvernance. L'Union européenne propose de supprimer le contrôle politique de l'Internet qu'exerce actuellement l'administration américaine en le remplaçant par un organe intergouvernemental, séparé de l'ONU. Bruxelles suggère aussi qu'un forum permanent discute du contrôle d'Internet avec la participation des entreprises privées et des associations.

 


Quelques voix dissonantes laissent entendre que l'alternative n'est peut-être pas aussi simple qu'il paraît. Reporters sans frontières fait valoir que la situation actuelle est préférable à un transfert des prérogatives de l'Icann à l'ONU où «les pays les plus répressifs de la planète ont autant de poids que les États démocratiques. Souhaite-t-on vraiment que les pays qui censurent le Net et emprisonnent les internautes se mettent à réguler la circulation de l'information sur le réseau ?», interroge RSF. L'actualité récente rappelle que les dissidents qui s'exprimaient sur la Toile ont pu être identifiés et réprimés par des gouvernements qui affichent leur volonté de réduire la fameuse fracture numérique entre les pays riches et les pays pauvres.
http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20051115.FIG0184.html?115202

 

Le Journal du net – 16 novembre
Bernard Benhamou : "l'UE ne peut accepter que les Etats-Unis aient seuls le contrôle de l'Internet"
Maître de conférence à Sciences Po, Bernard Benhamou décrypte les enjeux du SMSI, et résume les positions des forces en présence. D'un côté : les Etats-Unis. De l'autre : le reste du monde.

 


http://www.journaldunet.com/0511/051116benhamou.shtml

 

 

Le Monde – 16 novembre
Le Sommet de Tunis s'ouvre par un compromis sur la gouvernance d'Internet
A quelques heures de l'ouverture officielle du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) à Tunis, mercredi, un accord a été trouvé sur la principale pomme de discorde : la gouvernance d'Internet. Ce compromis, annoncé dans la nuit par plusieurs négociateurs, évite ainsi une rupture entre les Etats-Unis, hostiles à céder le contrôle à une instance internationale, et les autres pays.

 


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710595,0.html

 

 


Le Monde – 16 novembre
Internet, un réseau global sous domination américaine
Lors du SMSI, le principal sujet d'affrontement porte sur le "gouvernement" d'Internet. Et il oppose les Etats-Unis au reste du monde. La grande majorité des pays souhaitent que l'Amérique partage la faculté de définir les normes et les règles de fonctionnement de la Toile, voire la transfère aux Nations unies. Mais le département américain du commerce a annoncé qu'il ne lâcherait rien. Washington met en garde les Etats démocratiques contre une éventuelle montée en puissance des dictatures qui, si la maîtrise d'Internet était transférée à un organisme international, détiendraient de nouveaux moyens pour brider la liberté d'expression dans leurs pays.

 


Les Etats-Unis disent aussi redouter une prise de contrôle du Réseau par des "bureaucrates" internationaux incompétents. Reste qu'aujourd'hui leur suprématie technologique leur confère un rôle prépondérant.


Si Internet existe comme réseau unifié planétaire, c'est grâce au travail permanent de comités d'ingénieurs qui établissent des normes mondiales dans tous les domaines. Les deux principales instances, l'Internet Architecture Board (IAB) et l'Internet Engineering Task Force (IETF), sont composées principalement d'experts américains et scandinaves travaillant pour de grandes entreprises et des universités américaines. Elles sont chapeautées par l'Internet Society, basée à Washington et à Genève, une association dans laquelle les membres américains jouent un rôle prééminent.


Le développement des recommandations techniques pour le World Wide Web est assuré par le W3C, organisme international installé au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Boston. Surtout, Internet est un ensemble de machines : dans le monde, 80 % des routeurs — les ordinateurs qui calculent la meilleure route à faire prendre aux données pour transiter par le Réseau — sont fabriqués par Cisco, une société de San José (Californie). Les autres 20 % viennent de son concurrent, Juniper, installé à Sunnyvale, à un quart d'heure de là.


Pour surfer sur le Web, les internautes utilisent les mêmes navigateurs : Explorer de Microsoft, Navigator de Netscape ou Safari d'Apple — tous américains. Les esprits rebelles utilisent le logiciel libre Firefox, de la société coopérative californienne Mozilla. Pour trouver une information, en n'importe quels langue et domaine, chacun recourt en priorité aux moteurs de recherche américains Google ou Yahoo!. Pour échanger du courrier électronique, écouter et télécharger de la musique, regarder des vidéos ou créer des weblogs, la grande majorité des produits disponibles viennent des Etats-Unis.


La messagerie instantanée est dominée par Yahoo!, MSN (Microsoft Network) et AOL (America Online). Quant à Skype, le système de téléphonie gratuit passant par le Réseau inventé par des Scandinaves, il vient d'être racheté par le site de vente aux enchères californien eBay. Enfin, les entreprises américaines de commerce électronique, de marketing et de publicité en ligne dominent les marchés de la plupart des pays.


Cette puissance s'exerce également à un niveau moins visible mais tout aussi stratégique. Le gouvernement d'Internet est assuré par une nébuleuse d'organismes publics et privés créés au fil des ans par des chercheurs et des universitaires américains. Pour être connecté à Internet, tout ordinateur doit posséder une adresse IP (Internet Protocol). Chaque numéro doit être unique, faute de quoi la cohérence du système à l'échelle mondiale serait rompue. La coordination est assurée par l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), créée en 1998 pour remplacer le système artisanal installé vingt ans plus tôt par l'université de Californie du Sud.

 


L'Icann est une institution hybride. En sont membres des organismes publics et privés du monde entier, et son conseil d'administration accueille des ressortissants de dix-huit pays. Mais, juridiquement, il s'agit d'une association privée de droit californien, sous tutelle du département fédéral du commerce américain. Une de ses branches, IANA (Internet Assigned Numbers Authority), crée périodiquement des séries d'adresses IP puis les distribue à cinq organisations, correspondant à chaque continent. A leur tour, celles-ci les attribuent aux utilisateurs de leur zone.


Autre grande mission de l'Icann : gérer les noms de domaine. En plus de son adresse IP, chaque serveur possède un nom — cocacola.com ou lemonde.fr — qui permet d'accéder au site désiré sans avoir à mémoriser l'adresse. Ces noms ont acquis une grande valeur commerciale et symbolique. Le système est géré par un réseau de treize serveurs racines, à la fois annuaires et postes d'aiguillage. Sept sont installés aux Etats-Unis. Les deux principaux domaines ".com" et ".net", créés pour les usagers américains, mais utilisés dans le monde entier, sont administrés pour l'Icann par VeriSign, une société privée liée par contrat au ministère américain du commerce. Elle gère plus de 40 millions de noms et assure le fonctionnement de deux serveurs racines, y compris le serveur étalon, modèle de tous les autres.


L'Icann exerce aussi un contrôle sur les domaines nationaux, comme ".fr" pour la France. Les Etats et territoires désireux d'en créer un nouveau ou d'en changer doivent lui soumettre une demande, qu'elle met en général plusieurs années à traiter. Le Timor-Oriental (Timor-Leste), indépendant depuis 2002, n'a obtenu l'activation du ".tl" que cette année. De son côté, l'Union européenne a longuement négocié avec l'Icann pour créer un ".eu", puis attendu qu'il soit introduit dans les serveurs racines. Le ".eu" ne fonctionnera qu'en 2006.

 


L'Icann doit aussi donner son accord lorsqu'un pays souhaite transférer la gestion de son domaine d'un organisme à un autre. En 2005, ce fut le cas de cinq Etats, dont l'Irak. En revanche, le domaine ".kp", créé pour la Corée du Nord, n'est pas actif, car l'Icann ne l'a jamais attribué à un organisme national. Enfin, l'Icann se charge de créer des domaines sectoriels, comme le ".museum" pour les musées ou le ".travel" pour les agences de voyages. Elle avait prévu de créer un ".xxx" pour les sites pornographiques, mais y a renoncé sur injonction de Washington...

 


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710758,0.html

une infographie :
La maîtrise des États-Unis sur les adresses Internet
http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0,54-710901,0.html



L'

Edito du Monde :
Internet sous contrôle
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710657@51-710826,0.html


Le Monde – 16 novembre
Un ordinateur à 100 dollars pour les pays en développement
Nicholas Negroponte devrait être la star du SMSI. Le directeur de laboratoire de l'université américaine Massachusetts Institute of Technology (MIT) va en effet y dévoiler le prototype de son "ordinateur portable à 100 dollars" (soit cinq fois moins cher qu'un modèle basique normal), destiné aux écoliers des pays en développement.

 

Cette initiative représente une première piste pour réduire la fracture numérique, c'est-à-dire l'écart d'accès et d'usage aux technologies de l'information et de la communication (TIC) entre le Nord et le Sud, enjeu majeur du Sommet de Tunis.

 

La nouveauté vient de l'intérêt porté par les multinationales de l'informatique. Une stratégie "qui ne relève pas de la seule bonne volonté mais aussi basée sur les affaires", selon Roger Kay, analyste chez IDC. En effet, le marché de l'informatique, essoufflé dans les pays développés, profite de la montée en puissance de l'Inde, de la Chine, du Brésil... De 660 millions d'utilisateurs de PC en 2005, on passerait à 1 milliard en 2010, grâce à l'équipement de ces pays.

 

 

Quelques chiffres (ça fait touhours bien dans une copie...)
La fracture numérique a fait l'objet de nombreuses études. En cinq ans, l'écart d'équipement et d'usage des technologies de l'information entre les pays du Nord et du Sud s'est peu réduit.

 

10 % Un foyer sur 10, dans le monde, dispose d'un ordinateur (près d'un sur deux dans les pays développés), selon le cabinet américain IDC.

 

75 % Trois quarts des internautes vivent dans la partie du monde qui compte moins de 15 % des habitants de la planète, selon la Banque mondiale.

 

25 % Sur les trois quarts de la population mondiale ayant accès à un réseau de téléphonie mobile, seul un quart est client à un service de téléphonie mobile, selon la GSM Association.

 

Moins de 5 euros C'est la dépense moyenne mensuelle en communications mobiles pour un utilisateur du tiers-monde, contre 40 euros dans les pays développés.

 

50% de la population mondiale n'a jamais parlé dans un téléphone.

 

3,1% des Africains ont accès à internet contre 55,7% de la population d'Amérique du Nord.

 

10,7% des Brésiliens, 4% des Chinois et 1,2% des Indiens possèdent un ordinateur. Contre 40% des Français.

 

Les 942 millions d'habitants des pays «développés» ont 5 fois plus de services téléphoniques (fixe et mobile), 9 fois plus d'accès aux services internet et 13 fois plus de PC que 85% de la population mondiale vivant dans les «pays en voie de développement».

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-710714@51-710826,0.html
et
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338881

 

 

Libération – 16 novembre
Le sommet de Tunis accouche d'un forum
C'est un compromis entre le statu quo défendu par les Américains et la volonté de l'élargissement de la gouvernance de l'Internet voulu par les Européens • Pour l'instant, l'Icann continue de superviser le réseau .
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338848

 

 


Etendre «la solidarité numérique aux consommateurs citoyens»

Le président sénégalais Abdoulaye Wade est présent au SMSI où il est notamment venu parler du fonds de solidarité numérique dont il a pour la première fois proposé la création lors du sommet de Genève. Interview.

 


http://www.liberation.fr/page.php?Article=338877

 

 

Le Figaro – 16 novembre
Un accord a été trouvé sur l'évolution d'Internet
http://www.lefigaro.fr/international/20051116.FIG0281.html

 

 

01 net – 16 novembre
Les Etats-Unis conservent la mainmise sur Internet
Les pays participants au SMSI ont évité un éclatement de l'Internet en acceptant que les Etats-Unis conserve la mainmise technique sur le réseau mondial.

Les négociations de dernière minute sur la gouvernance de l'Internet ont accouché d'une souris diplomatique. Après trois jours de débats en réunion préparatoire, les pays participants au SMSI sont parvenus à un compromis qui ne satisfait personne, hormis peut-être les Etats-Unis.
http://www.01net.com/article/295117.html

Le Monde – 17 novembre
Les Etats-Unis maintiennent leur hégémonie sur Internet
La déclaration que devaient adopter, vendredi 18 novembre, les 170 pays participant à Tunis au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) fonde une nouvelle institution de régulation de la Toile, le Forum pour la gouvernance de l'Internet (Internet Governance Forum, IGF). Y siégeront les gouvernements, mais aussi des représentants du secteur privé et de la société civile.

 

Le sommet aura donc échoué à réformer le système de gestion et d'administration des noms de domaines. Cette tâche technique — essentielle au bon fonctionnement du Web — est aujourd'hui remplie par une société de droit californien, l'Icann. Cette prérogative des Etats-Unis pourrait, en théorie, leur permettre de "couper" un pays du reste de l'Internet, en invalidant son extension nationale.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-711179@51-701149,0.html

 

 


Le Monde – 17 novembre
Le Sommet de l'information appelle le monde à la solidarité numérique
Le SMSI a l'ambition de faire jouer la solidarité numérique entre pays riches et pays pauvres.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour mettre les nouvelles technologies au service des pays pauvres. Leur bénéfice demeure "inaccessible pour beaucoup trop de gens", a déploré M. Annan, qui avait lancé l'idée de connecter tous les villages du monde à l'Internet d'ici à 2015.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-710986,0.html

 

 

Le Figaro – 17 novembre
Les Etats-Unis conservent leur suprématie mondiale sur Internet
Le sommet mondial sur la société de l'information s'est ouvert hier à Tunis. Malgré la volonté de l'Europe et de pays comme la Chine ou l'Iran, les Etats-Unis ont réussi à garder le contrôle du réseau Internet.
http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051117.FIG0173.html?200549

 

 


Le Monde Informatique – 17 novembre
Les Etats-Unis ne lâchent rien sur le contrôle d'Internet
Les négociations préalables à l'ouverture du SMSI auraient débouché sur un compromis entre les participants : si l'Icann, l'organisme gouvernant le web sous tutelle de l'administration américaine, ne voit pas ses attributions modifiées, il se voit complété d'un forum censé représenté la communauté internationale.
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-smsi-les-etats-unis-ne-lachent-rien-sur-le-controle-d-internet-17887.html


01net – 18 novembre

Les Nations Unies manquent leur rendez-vous avec la société de l'information
Le Sommet mondial sur la société de l'information laissera un goût d'inachevé à tous ceux qui y voyaient un réel espoir de lutter contre la fracture numérique.
http://www.01net.com/article/295631.html

 

 


Le Monde – 18 novembre
Le Sommet de Tunis s'est conclu sur des promesses d'aide aux pays du Sud
Le SMSI s'est conclu sur une promesse des pays riches d'aider ceux du Sud à rejoindre la révolution numérique, sur fond de polémique récurrente à propos de la liberté d'expression.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711916,0.html

 

 

 

Le Monde – 18 novembre
Les ONG accusent quinze Etats de censurer la liberté d'expression sur Internet
Plusieurs organisations de défense des libertés ont profité du SMSI pour dénoncer les pays qui censurent l'Internet.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711639,0.html

un chat sur lemonde.fr :
Comment réduire la fracture numérique?
L'intégralité du débat avec Valérie Peugeot, membre de l'association Vecam, qui milite pour le développement des usages de l'information numérique pour tous, vendredi 18 novembre.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711906,0.html

 

 


Libé – 18 novembre
Au SMSI, les Américains se disent «déçus» par la Tunisie
Selon les Etats-Unis, le gouvernement tunisien n'a pas démontré «son engagement pour la liberté d'expression»

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=339487

 

 
ZDnet – 18 novembre

Société de l'information: le maigre bilan du sommet de Tunis
Au-delà de l’annonce d’un PC portable à 100 euros pour les pays pauvres, le Sommet de Tunis n’a pas produit grand-chose. La question de la gouvernance de l’internet s’est soldée par un statu quo, et la liberté d’expression passée sous silence.

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39288542,00.htm

 

 


Libération – 19 novembre
«Aucun progrès constaté» pour les droits de l'homme au SMSI
Présidente de l'association IRIS («Imaginons un réseau Internet solidaire», Meryem Marzouki est co-responsable du caucus des droits de l'homme formé par une centaine d'ONG au SMSI. Française et tunisienne, elle a tenté d'organiser un contre sommet citoyen à Tunis, empêché par les autorités. A l'heure où le SMSI va fermer ses portes, elle craint un durcissement de la répression des droits de l'homme en Tunisie. Interview.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=339708

 

 

un fiasco pour Ben Ali

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=339659

 

 

Libé – 20 novembre
Un ordi low-cost
A Tunis, a été présenté cette semaine un nouveau portable à 100 dollars destiné aux écoliers des pays en développement. Une initiative pour réduire la fracture numérique.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=339572

 

 
il ressemble à ça :

 

 

http://liberation.fr/page.php?Article=313053&Template=GALERIE&Objet=50127

une sélection de liens de Libé :
 http://www.liberation.fr/page.php?Article=339574

A Tunis, la parabole de Richard Stallman contre la puce
Durant les trois jours qu'a duré le sommet de Tunis, les 25.000 participants qui arpentaient les allées du palais des congrès du Kram, dans la banlieue de la capitale tunisienne, arboraient tous autour du cou leur badge électronique, porté en penditif. Tous sauf un : Richard Stallman, l’inventeur du logiciel libre.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=339783

 

 

Et si vous en avez pas encore marre du SMSI, un dossier complet sur le site de France Info :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/dossiers/dpm/index.php?rid=235000191&aid=0&formtype=dossier




et à part le SMSI ?

Le Figaro – 15 novembre
Internet et le mobile pour tous d'ici à 2007
Toutes les communes françaises bénéficieront de la téléphonie mobile et de l'accès à l'Internet haut débit d'ici à 2007, a annoncé le gouvernement. Décidé en juillet 2003, un plan national de résorption des zones blanches (zones couvertes par aucun des trois opérateurs mobiles) est en cours de réalisation.
Concernant l'Internet haut débit, Jean-François Copé a indiqué que «98% des foyers seront éligibles à la fin de 2006». L'objectif est que la totalité des communes puisse bénéficier de l'ADSL d'ici à 2007, «y compris les petites communes isolées qui devront pouvoir bénéficier d'un raccordement au moins pour la mairie et un autre point accessible au public (école, commerce...) grâce, notamment, aux technologies alternatives comme le Wimax (Internet sans fil) pour lequel le gouvernement vient de lancer un appel à candidatures», a-t-il ajouté.

 


Le Monde – 15 novembre

Les éditeurs de presse payante montent en puissance dans le gratuit
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-710371@51-708499,0.html

 


La Croix du 16/11/2005
Les jeunes bousculent la langue française
Mots mutilés, écriture phonétique, vocabulaire appauvri... Le «français» des adolescents inquiète les adultes
http://www.la-croix.com/parents-enfants/article/index.jsp?docId=2248801&rubId=24298

 

 


Bientôt Noël, va falloir consommer… si trouvez le temps de faire vos achats pendant vos révisions du capes, Le Figaro vous donne quelques conseils…
Achats sur Internet : évitez les pièges
http://www.lefigaro.fr/adv-multimedia/20051109.FIG0178.html?182635

 

 


Le Figaro – 16 novembre
Internet : les fournisseurs d'accès vont proposer un contrôle parental gratuit
Le contrôle parental sera «systématiquement» proposé aux nouveaux abonnés à internet au cours du premier trimestre 2006 au terme d'un accord signé mercredi entre les fournisseurs d'accès et les pouvoirs publics.
http://www.lefigaro.fr/eco-medias/20051116.FIG0292.html?192213

 

 


Libération – 16 novembre

Contrôle parental systématique pour les abonnés du web en 2006
Selon un accord signé entre les fournisseurs d'accès au web et le gouvernement, chaque nouvel abonné se verra automatiquement proposer un filtrage pour les enfants au premier trimestre 2006.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338888

 

 


Libération – 16 novembre
Ils sont nombreux à s'initier à l'informatique et plébiscitent les stages qui se multiplient.
Les seniors deviennent accros à la souris

http://www.liberation.fr/page.php?Article=338692

 

 


Le Monde – 16 novembre
Notre école a failli, par Alain Bentolila
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-710755,0.html

 

 


Le Nouvel Obs – 17 novembre
Quand l'école intègre
A Saint-Blaise, collège aux couleurs du monde de l'Est parisien, on croit à la discipline, « sinon, c'est le bazar ». Et on essaie de travailler. Discrètement
http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2141/a287143.html

 

 
 

Le Figaro – 17 novembre
«Libération» sous le coup d'un plan social
Le quotidien met en place dès lundi un plan de réduction d'emplois qui devrait porter sur au moins 10% des effectifs.
http://www.lefigaro.fr/eco-medias/20051117.FIG0163.html?215106

 

 

Le Monde Informatique – 18 novembre
98 % des foyers éligibles à l'ADSL en 2007
Le gouvernement s'est engagé à ce que 98 % des foyers français disposent d'une ligne éligible à l'ADSL d'ici la fin 2006. Aujourd'hui, l'Arcep, dans son observatoire des marchés, a annoncé un nombre total d'abonnements ADSL de 7,9 millions, soit 500 000 nouveaux abonnements au cours du second trimestre 2005.
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-98-des-foyers-eligibles-a-l-adsl-en-2007-17893.html

 

 


La question que tout le monde se pose…

 

L'Express du 17 novembre
Et si Internet craquait...

Spams, virus, saturation... La Toile vacille, victime de son succès planétaire. Au point que certains annoncent déjà sa prochaine déroute. Fâcheuse pour les accros du Réseau, cette perspective serait aussi un désastre pour les entreprises du monde entier.
http://www.lexpress.fr/info/multimedia/dossier/websphere/dossier.asp?ida=435786

 

 


Le Figaro – 18 novembre
Trop d'énoncés abscons à l'école

 

Selon le rapport du défenseur des enfants Claire Brisset, les problèmes éducatifs sont au coeur de la crise des banlieues.

 

«TANT QU'ON ne formera pas les enseignants à la psychologie, on aura toujours à faire à des enfants et à des adolescents qui ne s'y sentent pas à leur place.» Changer l'école, c'est l'un des grands chevaux de bataille de Claire Brisset. Et c'est aussi l'un des points faibles de son mandat, puisque le défenseur des enfants n'aura guère été entendu. Hier, Claire Brisset a néanmoins redit au président de la République sa pensée : «La crise des banlieues trouve ses fondements dans le problème de l'école.»

 


Elle a également profité de cette rencontre pour glisser au chef de l'Etat, en plus de son volumineux rapport, un petit dossier dans lequel elle a soigneusement sélectionné les passages les plus forts.

 

«Facteur d'exclusion»

 


En gras, quelques phrases énigmatiques : «L'objectif est d'identifier et d'analyser l'énoncé ancré dans la situation d'énonciation et l'énoncé coupé de la situation d'énonciation», a pu lire le président. Ou encore : «Appuyez-vous sur les didascalies d'énonciation.» Il est également question de chercher «la présence de déictiques». De quoi s'agit-il ? D'ex traits d'un livre de français de 3e, c'est-à-dire destiné à des enfants de 14-15 ans. «Moi-même, je ne comprends rien à ces phrases qu'on inculque à ma fille, s'indigne Claire Brisset. Comment voulez-vous dans ces conditions que l'école intéresse les jeunes et qu'elle les retienne sur ses bancs plutôt que d'aller dans la rue... Je pense que ce type de pratique est un facteur d'exclusion.» Le président lui-même a été «stupéfait», raconte Claire Brisset.

 


Fustigeant pêle-mêle les horaires, la formation, ou le recrutement des enseignants dans les zones difficiles – «Quand va-t-on cesser d'envoyer les profs débutants en banlieue ?» –, Claire Brisset a repris sa plume pour compléter son rapport à la lumière des derniers événements. Elle ne s'est pas montrée opposée à l'apprentissage à 14 ans voulu par le gouvernement, «à la condition qu'on ne le présente pas comme une mesure de relégation».

 


http://www.lefigaro.fr/societe/20051118.FIG0182.html

Par Aspégic - Publié dans : Grands hebdos et quotidiens nationaux (Aspégic)
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Mardi 22 novembre 2005
Il faut baisser les effectifs de ZEP : "L’impact de la taille des classes sur les résultats des élèves au primaire se trouve être beaucoup plus élevé que ce qui était supposé jusque-là… L’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire est substantiellement plus élevé pour les élèves de catégories défavorisées. Les simulations de Thomas Piketty montrent qu’à budget constant, les différences de réussite scolaire entre ZEP et hors ZEP pourraient-être réduites de 40% en portant la moyenne des effectifs à 18 élèves en ZEP contre 24 hors ZEP, alors qu’il apparaît que la légère politique de ciblage actuelle ne les réduit que de 10 %". Ces propos, tenus lors de l'université d'automne du Snuipp à Lalonde par Mathieu Valdenaire (EHESS), prennent une tonalité nouvelle au moment où le gouvernement est mis en demeure d'amorcer une nouvelle politique en faveur des ZEP mais semble hésiter.

Ainsi pour M. Valdenaire, "si les élèves de ZEP ont plus de difficultés, c’est aussi parce qu’ils sont scolarisés à côté d’élèves moins bons. Cependant, cet effet semble plus faible que celui de tailles de classe réduites. Au final, s’il y a des effets positifs à attendre d’une baisse de la ségrégation sociale en terme d’inégalités scolaires, les instruments pour la réaliser semblent moins bien définis, et leurs effets moins élevés que ceux d’une réallocation des moyens permettant de baisser la taille des classes là où les difficultés sont les plus grandes".
Texte de M. Valdenaire
Rappel : l'étude de Picketty
Article du Monde
 
Les Dossiers de l’ingénierie éducative, à consulter : Les Dossiers se penchent aussi sur les usages des jeunes. Ainsi Evelyne Bévort et Isabelle Bréda présentent les premières conclusions d'une enquête européenne. "La place de la communication sous toutes ses formes n'a cessé de croître pour les filles et plus encore pour les garçons. La capacité de pratiquer en simultanéité et en interconnexion est de plus en plus marquée". Dans cet univers les blogs et les wikis ont une place de choix : Caroline d'Atabekian montre comment s'en servir.
Le sommaire
 
Le RdV des TICE : Eminent IV : Plus de 200 acteurs des TICE du réseau European Schoolnet se donneront rendez-vous les 8 et 9 décembre à Paris. Deux journées d'ateliers et d'exposés sur les écoles en mutation, les ressources numériques, les politiques scolaires.
Le programme
 
Une pétition en faveur de l’art et de la culture : "Se moquerait-on du livre et de la lecture ?" Des artistes, écrivains, dessinateurs, des enseignants ont lancé le 16 novembre une pétition pour dénoncer le manque de moyens de la politique culturelle de l'Education nationale. "Il est impossible d'ignorer les difficultés que rencontrent les enseignants et les documentalistes pour transmettre aux élèves le plaisir et le goût de la langue, de la lecture, de l'écriture… Face à cette situation, les ministères de l'Éducation nationale et de la Culture s'étaient engagés dans un important projet d'éducation artistique et culturelle associant enseignants, créateurs et partenaires culturels. La pratique de l'écriture créative dans le cadre des ateliers artistiques, le dialogue avec les professionnels du livre avaient trouvé leur place dans l'école élémentaire, les collèges, les lycées d'enseignement général et professionnel… Le 19 octobre 2005 les ministres de la Culture et de l'Education Nationale ont solennellement inauguré une nouvelle institution consultative intitulée Haut Conseil à l'Education Artistique. À notre stupeur, nulle part l'écriture et la lecture ne sont mentionnées dans ses objectifs ! Par ailleurs, les crédits alloués à l'éducation artistique dans son ensemble subissent depuis deux ans une érosion considérable.
Pétition  
 
Les banlieues, l’échec scolaire, l’exclusion : "Une bonne part de la population se vit ainsi, culturellement et politiquement, comme immigrée dans son propre pays, qui ne peut même plus lui offrir une définition de sa propre appartenance nationale. […] Quand apparaît le moindre signe de refus, le moindre retrait de désir, non seulement elle perd toute supériorité, mais elle perd toute séduction à ses propres yeux. Or, c'est précisément tout ce qu'elle a à offrir de «mieux», les voitures, les écoles, les centres commerciaux, qui sont incendiés et mis à sac. Les maternelles ! Justement tout ce par quoi on aimerait les intégrer, les materner !... «Nique ta mère», c'est au fond leur slogan. Et plus on tentera de les materner, plus ils niqueront leur mère. Nous ferions bien de revoir notre psychologie humanitaire" explique Jean Baudrillard, au terme d'un texte qui étreint la civilisation occidentale dans Libération.

Le même quotidien donne la parole à 4 sociologues, Eric Maurin, Pierre Rosanvallon, Emmanuel Todd et Jean-Pierre Le Goff, sur le même sujet des banlieues. La place de l'Ecole est au centre des discussions. C'est la grande difficulté des enfants des classes populaires face au collège et au lycée qui est en cause. Cette difficulté dérive en partie de l'extrême précarité des conditions de logement et d'existence des enfants des familles pauvres. Ce n'est pas un problème que l'Education nationale peut régler seule… Les politiques du logement n'ont pas fait reculer les problèmes de surpeuplement qui touchent près du quart des enfants et sont une cause majeure d'échec à l'adolescence. Les politiques urbaines n'ont pas non plus fait reculer la ségrégation territoriale. Les enfants pauvres vivent aujourd'hui dans des quartiers où le taux de pauvreté est quatre fois plus élevé qu'ailleurs. Or il est extrêmement difficile d'adopter ne serait-ce qu'une attitude positive vis-à-vis de l'école quand on grandit entouré de camarades en échec" affirme Eric Maurin. .

Pour P. Rosanvallon, " En dix ans, 50 milliards d'euros ont été dépensés dans les zones urbaines sensibles, une somme absolument considérable, mais qui a été dépensée pour des structures, jamais pour des programmes et des personnes. Si l'on donnait à 100 lycées ou collèges des enveloppes permettant de retenir les meilleurs moyens, on aurait peut-être des résultats différents… L'exemple des banlieues montre que les grandes réformes uniformisatrices et gérées du sommet ne permettent pas de trouver des solutions. Il faut favoriser des moyens décentralisés, mis en oeuvre par les acteurs eux-mêmes, recréer des pôles de prise de parole et d'initiative".
Baudrillard dans Libération
Les 4 sociologues dans Libération
 
L’inspezction voudrait une refonte des services d’information et d’orientation : " Face aux dangers d'un renfermement sur soi de la profession, toutes les mesures que nous préconisons sont animées par le souci de la plus large ouverture de la profession de conseil en orientation, ouverture à tous les partenaires de l'Education nationale, ouverture vers les autres acteurs du conseil en orientation, ouverture des recrutements, ouverture de la formation…" Le rapport de l'Inspection générale (Robert Denquin, Didier Bargas) sur les services d'information et d'orientation risque pourtant de susciter une forte crispation chez les conseillers d'orientation psychologues (CO-P).

C'est qu'il dresse le tableau d'une situation tellement dégradée qu'il faudrait la redresser d'urgence. L'Inspection dénonce " des emplois du temps éclatés, des activités morcelées, une présence en établissement de plus en plus réduite". Ainsi "la formation continue des personnels qui revêt une particulière importance compte tenu de leur mission d’information pêche par ses insuffisances… Pourtant, le volume des 9h10mn hebdomadaires accordées aux CO-P pour leur perfectionnement individuel devrait permettre de développer une véritable formation continue. De nombreux conseillers ont avoué par exemple une connaissance insuffisante du monde économique et du marché de l’emploi, lacune regrettable au moment où se met en place dans les collèges l’enseignement de la découverte professionnelle !.. " Le rapport laisse entendre que l'horaire de travail n'est pas toujours respecté du fait du laxisme des directeurs de centre. Une autre fustigation concerne l'accès des publics au service : " Même si l’on peut comprendre les contraintes liées à un potentiel horaire en diminution, la mission s’étonne du peu de souplesse de nombreux centres. Certes, l’équipe des conseillers est presque toujours renforcée le mercredi après-midi pour faire face à l’affluence du public mais en dehors de cette demi-journée, les heures d’ouverture du CIO coïncident très exactement avec les heures où élèves ou salariés sont indisponibles ! Ce problème ne semble pas préoccuper les services pourtant officiellement très attachés à l’accueil du public". Difficile d'être plus sévère !

Alors que propose l'Inspection ? Rien de moins que l'éclatement et la régionalisation du service. "On pourrait imaginer de créer un service académique d'aide et d'assistance psychologique distinct du service académique d'information et de conseil en orientation scolaire et professionnelle. Dans ces conditions les CO-P seraient appelés à choisir entre une affectation en qualité de psychologue du second degré dans un établissement scolaire sous la responsabilité du chef d'établissement et une affectation en qualité de conseiller d'orientation (CO) dans un centre d'information et d'orientation. Il faudrait bien sûr mettre fin à l'unicité du corps des CO-P et créer un corps de psychologues de l'enseignement secondaire et un nouveau corps de conseillers d'information et d'orientation"… Le service d'information et de conseil en orientation scolaire et professionnelle pourrait, soit demeurer au sein de l'éducation nationale avec de réelles possibilités pour établir des partenariats, soit être entièrement décentralisé aux Régions qui auraient pour mission d'organiser un réseau comprenant des facettes multiples adaptées aux différences des publics et des besoins. Dans ce cas, la logique et la cohérence voudraient d'ailleurs sans doute que le pilotage global et le financement des centres d'information jeunesse et des missions locales soient aussi confiés aux Régions".
Car l'Inspection demande la création d'Etablissements publics régionaux capables de prendre en charge la restructuration du réseau des CIO, de répondre aux besoins locaux et d'améliorer l'efficacité des centres. " La conception de ces EPR pourrait se fonder sur le modèle des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) qui fonctionnent en partenariat entre l'Etat qui rémunère les personnels et garantit les missions, et les Départements et Régions qui assument les financements du fonctionnement et de l'investissement. Ces établissements doivent être uniquement des outils techniques, sous l'autorité du recteur". Les nouveaux centres utiliseraient un personnel faisant plus d'heures hebdomadaires et en établissement et formé différemment. Car ce grand chambardement a aussi pour objectif de faire mieux prendre en compte par les CO-P les nécessités économiques locales et d'éviter les "dérives psychologisantes".
Le rapport (en pdf)
Pour lire les pdf
 
Laïcité et diversité culturelle : "Comment l'éducation peut-elle concilier respect de la diversité culturelle et construction de valeurs communes ? Comment faire face aux revendications identitaires ou communautaires ? Quelle place doit être accordée à l'enseignement du fait religieux ? Le dualisme scolaire est-il un facteur aggravant des ségrégations ethniques et sociales ? Quelles réponses peuvent être apportées aux demandes de financement public d'autres écoles privées à caractère religieux, commercial, linguistique ou régionaliste ? " Dimanche 27 novembre, à 10h30, la Ligue de l'enseignement organise au Salon de l'éducation un grand débat sur la laïcité à l'Ecole avec Catherine Trautmann, Jean Gasol, René Nouailhat, Michel Wieviorka et Jean-Michel Ducomte. Un moment important au moment du centenaire de la loi de 1905.
Rappelons que le Café propose un dossier spécial sur cet événement. D'autres colloques auront lieu début décembre. Et une manifestation est organisée par plusieurs associations laïques (Comité laïcité république, Union rationaliste etc.) à Paris le 10 décembre "pour la défense et la promotion de la loi de 1905".
Invitation
Le dossier spécial du Café
 
Sarkozy veut utiliser l’école pour détecter les délinquants [lisez et indignez-vous !!!] :
Selon l'AFP, le ministre de l'intérieur devrait annoncer dans quelques jours un "plan de prévention de la délinquance" s'appuyant sur le rapport du député Bénisti et un récent rapport de l'Inserm.

Remis en février 2005, le rapport Bénisti recommandait une détection systématique des déviances chez les enfants de 3 ans accompagné d'un fichage en règle de l'enfant et de sa famille. " Si les actions de prévention veulent être efficaces, elles doivent impérativement commencer dès les prémices de déviances c'est-à-dire dès le plus jeune âge… Les actions à promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6 et 12 ans sont nettement moins lourdes à mettre en œuvre que celles qui devront être mises en place à l'adolescence" affirmait M. Bénisti dans des termes proches de ceux de N. Sarkozy. En septembre, un rapport de l'Inserm décrivait une nouvelle maladie : " le trouble des conduites". " Oppositions, désobéissance et colères répétées, agressivité chez l'enfant, coups, blessures dégradations, fraudes et vols chez l'adolescent : ces différents comportements caractérisent le trouble des conduites" pour l'Inserm avec d'autres symptômes : " les agressions physiques, les mensonges ou les vols d’objets"… l’absentéisme, les incivilités à l’école et les situations d’échec scolaire" ainsi que "l'absence de timidité" ou "la recherche de nouveauté". Sur la base de cet inventaire à la Prévert, l'Inserm proposait "un repérage des familles présentant ces facteurs de risque" et un dépistage systématique, dès 36 mois grâce au système de santé scolaire. Pour l'Inserm, au moins un jeune sur dix relèverait de cette nouvelle maladie.

N. Sarkozy a également souhaité la mise en place d'un fichier central sur l'absentéisme permettant aux maires d'effectuer " le croisement des informations sur l'inscription des enfants dans les écoles primaires et maternelles, leur assiduité effective, et les prestations versées aux familles"..

S'il se confirmait que le gouvernement s'oriente vers cette voie, un nouveau pas serait franchi vers la disparition des libertés fondamentales et la surveillance policière de la population. Cela concerne l'Ecole. En effet, c'est le système éducatif qui serait chargé de faire les signalements. L'Inserm envisageait "d’informer les enseignants sur les différentes expressions comportementales du trouble des conduites et de les sensibiliser à une collaboration avec les professionnels de santé pour une intervention plus précoce auprès des enfants et adolescents " et de "généraliser les interventions au sein des structures éducatives existantes (PMI, crèches, écoles…) en formant le personnel éducatif à ces méthodes de prévention (puéricultrices, éducateurs, enseignants…)".
Dépêche AFP
Dépêche AFP
Rappel : le rapport de l'Inserm
 
Sondage CSA : l’éducation plus efficace que la police [encore heureux…] Selon un sondage CSA, pour faire face à la crise des banlieues les Français pronostiquent l'Ecole : pour 47% il faut "donner plus de moyens pour l'éducation", "assurer une meilleure mixité sociale" pour 45% et "développer une police de proximité" pour 40%.
Sondage CSA
 
L’apprentissage à 14 ans : les mesures sont déjà engagées : "Cette mesure doit être mise en place le plus vite possible" a annoncé le ministre de l'éducation. Selon l'AFP, elle serait installée dès la rentrée 2006.
Dépêche AFP
 
La BnF et Sindbad : Avec Sindbad, la Bibliothèque nationale de France lance une nouvelle prestation (gratuite) qui rendra un grand service à nos élèves. Ils pourront obtenir de la BNF des références bibliographiques en moins de 3 jours pour n'importe quelle question. Le service fonctionne sur Internet mais aussi par courrier postal et téléphone.
Sindbad
 
Europe et Internet : la fracture numérique persiste
Malgré la rapide progression d'Internet et de l'ordinateur dans toute l'Europe, la fracture numérique persiste affirme une étude d'Eurostat, l'office statistique européen. La fracture sépare d'abord les jeunes des vieux : 80% des 16-24 ans utilisent un ordinateur contre 27% des 55-64 ans, une progression que l'on retrouve également pour Internet. Le fait d'avoir des enfants est un indicateur important d'équipement informatique. Elle s'organise aussi selon le niveau d'instruction.

Enfin le fossé entre la France et nos voisins européens ne se comble pas. Pire : la France garde des taux inférieurs aux moyennes européennes (à 25). Ainsi quand 54% des ménages européens ont un ordinateur à domicile, et 69% des allemands, 65% des anglais, c'est seulement 50% des ménages français (2004). L'accès à Internet à domicile concerne 43% des ménages européens, 60% des allemands, 56% des anglais, seulement 34% des français. Des résultats bien médiocres.

Une autre étude d'Eurydice montre une différence importante dans les usages des TIC selon le genre et l'importance de l'école. "Alors que les garçons sont plus attirés par les TIC et plus autonomes, les filles apprennent à utiliser l'ordinateur principalement à l'école, le système éducatif semblant rééquilibrer la situation".
Etude sur la fracture numérique (pdf)
Etude garçons et filles (pdf)
Par cecile - Publié dans : Café pédagogique (Cécile)
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Lundi 21 novembre 2005

L’ADBS (association des professionnels de l’information et de la communication) publie chaque mois une newsletter et un et une lettre d’information juridique.

Outre ces parutions que je veillerai, je tenais à vous présenter les infos permanentes présentes sur le site et qui me semblent intéressantes pour notre préparation : les dossiers « DROIT DE L’INFORMATION ».

Ils démêlent les questions juridiques liées à de nombreuses notions,  de la base de données  à la revue électronique en passant par le lien hypertexte. A consulter donc... 

http://www.adbs.fr/site/publications/droit_info/themes.php#donneesperso

 

  • Veille mois de novembre : L’œil de l’ADBS

 

L’œil présente la loi de Metcalfe : la valeur ou l’utilité d’un réseau (d’un capes blog ?!) est égale au carré de ses utilisateurs.. Cette loi expose également que tout système de veille doit atteindre un point critique afin d’être réellement efficace..  et nous alors ?

 

·         Présentation par Jean Noël Jeanneney des dangers du monopole Google dans l’accès aux données et œuvres numérisées. Un site nous présente les projets alternatifs européens au projet Google Print. http://www.atelier.fr/dossier/projets,alternatifs,plusieurs,existent,deja-30039;30041.html (dossier réalisé par Jean de Chaumure, BNP PARIBAS)

 

·         Le numéro signale également la parution de la revue BBF sur le thème « un métier, 10 métiers » qui s’interroge sur les métier de bibliothécaire, archiviste et documentaliste : consultation gratuite en ligne des articles et des archives… intéressant pour préparer l’épreuve STD et élargir son horizon à d’autres pratiques professionnelles, malgré des convergences de plus en plus fortes entre les métiers. http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/feuilletage.xsp

 

·         Sans transition, je me permet de vous signaler l’ouverture du projet SINDBAD de la BNF, peut être déjà signalé sur une autre veille : en deux mots, service de réponse aux questions des usagers avec bibliographies… http://www.bnf.fr/pages/accedocu/reponses_distance.htm

 

·         Concernant le métier : l’eurocertification des professionnels de l’information- documentation, promue par l’ADBS, est lancée. Les premiers candidats se présentent en octobre et novembre. Ce référentiel qui permet une vision exhaustive des compétences exigibles est en ligne : http://www.adbs.fr/site/carrieres/eurefca2004/eurefca2004.php .
Il présente les 33 domaines de compétences en 5 groupes (information, technologie, communication, management, autres savoirs) et les vingt principales aptitudes regroupées en 6 catégories (relations, rechercher, analyser, communiquer, gérer, organiser).  Mais c’est tout moi, ça ! (un peu d’optimisme ne fait pas de mal !) Blague à part, un bon topo sur les métiers de l’infodoc.

 

·         Autre parution : François Quaire, Clotilde Vassaire, Les dossiers documentaires : dossier outil, dossier produit, dossier électronique Collection « L’essenteil sur… » ADBS, 62p., 15 euros TTC. Une des questions d’un devoir STD CNED portait sur ce sujet… d’où une sensibilité soudaine et accrue de ma part à ce produit documentaire…

 

Voilà, c’était ma première veille… vous êtes toujours là.??. Une seconde partie présentant la lettre juridique devrait suivre… rapidement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par perrine - Publié dans : ADBS (Perrine)
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Lundi 21 novembre 2005
Perrine vient de nous dire sur le forum de capes-doc qu'elle propose de prendre en charge la veille du site ADBS

bienvenue!


Par michael crabb - Publié dans : CONSIDERATIONS GENERALES
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