Voilà avec un peu de retard ma revue de presse. Beaucoup de choses susceptibles de nous intéresser la semaine dernière. A suivre avec attention les débats du SMSI et le feuilleton des bibliothèques numériques... A noter que certains articles (notamment du Figaro) ne sont plus disponibles, mais je les tiens à disposition pour celui qui les veut...
Sur la "guerre" des bibliothèques numériques...
Le Monde du 8 novembre
Amazon lancera, en 2006 aux Etats-Unis, un service d'achat de livres à la page sur Internet
Le branle-bas de combat qui agite le monde de l'édition numérique se prolonge avec l'annonce, le 4 novembre, du projet d'Amazon de lancer, en 2006, seulement aux Etats-Unis, un système d'achat de livres à la page. La commercialisation d'ouvrages sur la Toile s'inspire ainsi du développement des ventes de musique par titres et non plus uniquement sous forme d'albums.
Le procédé d'Amazon s'appuiera largement sur la technologie baptisée "Chercher au coeur". "Nous proposons toujours une recherche des livres par leurs attributs classiques (titres, auteurs...) mais également une sélection de passages dans lesquels les mots-clés sont présents" , explique David Gobert, responsable du projet, chez Amazon France.
Contrairement à la démarche de Google avec son projet Google Print, Amazon a pris toutes les précautions pour ne pas provoquer de réactions négatives de la part de ceux dont il vend les livres. Le système de recherche utilisé s'appuie sur une version numérisée des livres mais il ne fournit aux internautes qu'une image de la page répondant à la requête. Le visiteur accède également aux deux pages précédentes et aux deux suivantes, mais sans aucun moyen de les enregistrer ou de les imprimer. Une protection des droits d'auteurs que certains détracteurs du système accusent d'être facilement piratable.
Les nouveaux services d'Amazon, sur lesquels Google travaillerait également, préparent une mutation profonde de la consommation de livres. Le numérique, en les dématérialisant, peut détruire leur unité. L'ouvrage, éclaté en parties ou en pages, pourrait s'assimiler à une série de sites Internet, rassemblés sous leur forme physique mais dispersés dès lors que les commerçants de la Toile s'en emparent.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-707776@51-694261,0.html
Bill Gates se fait bibliothécaire
Retour sur l’accord entre Microsoft et la British Library, qui affaibli le projet de grande bibliothèque européenne du président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-708879@51-694261,0.html
Un bon dossier dans Libération du 12 novembre
Bibliothèques, le moteur s'emballe
Après l'annonce par Google d'un projet de bibliothèque universelle sur la Toile, d'autres candidats se lancent dans la course, multipliant initiatives et chantiers.
La bibliothèque universelle, la Babel de Borges, semble à l'ère numérique se trouver à portée de souris. C'est une annonce du moteur de recherche américain Google qui a sonné du clairon le 14 décembre 2004 : le moteur de recherche promet à l'internaute de pouvoir feuilleter la bagatelle de 15 millions de livres à l'horizon de six ans. Elle apporte en prime pour caution morale l'imprimatur de cinq prestigieuses bibliothèques américaines et britannique (les bibliothèques des universités du Michigan, de Harvard, Stanford, la New York Public Library et la Bodleian à Oxford). Sous des allures philanthropiques, «organiser le monde de l'information pour le rendre plus accessible, pratique et universel», Google prend une option sur le patrimoine culturel à des fins commerciales. Encore plus de contenu balayé par ses soins et de liens sponsorisés pour accroître sa fortune.
Près d'un an après son annonce fracassante, Google a ouvert le 3 novembre les portes de sa grande bibliothèque virtuelle, après une année de quasi-secret sur sa méthode. Rien de grandiloquent. L'offre se réduit pour l'instant à une «petite fraction» du catalogue, ouvrages d'histoire ou de politique fournis par les bibliothèques des universités du Michigan, de Harvard, Stanford et par la New York Public Library. Tous les livres en version intégrale sont du domaine public (avant 1923). Pour ceux couverts par le droit d'auteur, l'internaute n'a accès qu'à de minces extraits. En jouant les bulldozers, Google s'est pris les pieds dans le droit d'auteur. Si certains éditeurs ont accepté de jouer le jeu contre la promesse d'émoluments publicitaires, d'autres n'ont pas du tout apprécié qu'on les mette devant le fait accompli. Accusée de «violation massive des droits d'auteur», l’entreprise a décidé de faire une pause dans la numérisation des ouvrages.
Les autres promoteurs de la bibliothèque de demain, qui se bousculent au portillon, ont préféré éviter l'écueil du copyright. En prévenant qu'ils ne numériseraient pas sans autorisation préalable des auteurs et des éditeurs. L'ennemi juré Yahoo ! a finement annoncé participer à une organisation à but non lucratif, l'Open Content Alliance (2), qui regroupe l'Internet Archive, les bibliothèques de l'Université de Californie et de l'Université de Toronto, Hewlett-Packard, Adobe et Microsoft, et plus d'une douzaine de grandes bibliothèques en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et ailleurs en Europe. Ce projet envisage une bibliothèque plus modeste puisqu'elle prévoit d'ouvrir fin 2006 avec quelque 18 000 ouvrages de la littérature américaine choisis par l'Université de Californie.
Autre initiative, celle du numéro 1 mondial du logiciel, Microsoft avec la British Library pour numériser et mettre en ligne 25 millions de pages, l'équivalent de 100 000 livres. Mêmes précautions, le portail internet MSN rendra d'abord accessibles des ouvrages tombés dans le domaine public, puis travaillera avec les propriétaires de droits d'auteur «pour numériser légalement des matériels protégés».
Cette dernière alliance n'a guère plu au président de la Bibliothèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney, qui entre en scène à chaque annonce de bibliothèque numérique depuis sa contre-attaque en janvier à l'initiative monopolistique de Google. Il a jugé l'Open Content Alliance «positive», mais ce qui ressemble à une trahison de la British Library l'a fait grincer des dents.
Dans l'intervalle, des spécialistes du livre ont également monté leur petite entreprise. La semaine dernière, Amazon.com, dix ans de vente de livres à distance, a dévoilé son intention de vendre des ouvrages au format numérique, qui pourront être achetés en intégralité, à la page ou au chapitre. Sans trop en faire, le groupe américain a rodé pendant deux ans sa technologie «Search inside the book» (cherchez au coeur) qui permet de feuilleter en ligne tout en numérisant avec l'agrément des éditeurs.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337856
Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque de Lyon, souligne la nécessité de l'indexation:
«Mettre les livres sur l'Internet, c'est être fidèle à la lecture»
Pourquoi cette course aux bibliothèques numériques ? La reproduction du livre sous forme numérique, qui paraissait être une fausse piste il y a dix ans, revient aujourd'hui via Google, Yahoo !, etc. Bizarrement, le dernier bastion à ne pas avoir été englobé par le numérique, c'est le livre. S'y attaquer est donc logique. L'Internet fonctionne comme une bibliothèque : c'est une accumulation de documents numériques. On a pensé que la numérisation devait d'abord concerner le livre, notamment les livres anciens. C'était une façon de voir parcellaire, peu audacieuse. La révolution numérique était dans la mise en forme électronique de quantité d'autres documents : téléphonie, images, musique, etc.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337857
et
une sélection de liens…
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337858
sur le SMSI
ZDnet du 11 novembre
La gouvernance de l'internet au coeur de négociations cruciales avant le Sommet de Tunis
Le Sommet mondial de la société de l'information (SMSI) s'ouvrira le 16 novembre à Tunis, auquel participeront pendant trois jours chefs d'État, représentants d'organisations internationales, du secteur privé et de la société civile. Ils y établiront notamment le bilan des actions entreprises pour réduire la «fracture numérique» depuis 2003, année du premier SMSI.
Les États-Unis contre le reste du monde: en schématisant, c’est ainsi que se présente le rapport des forces à la veille du SMSI. Dès le 13 novembre, des négociations difficiles vont s’engager pour trouver un compromis sur la gestion de l’internet.
Le gouvernement américain est accusé d'avoir la mainmise sur l'Icann, l'organisme en charge de la gouvernance d'internet. Créé en 1998, il gère le système des noms de domaine (DNS) et les questions techniques liées à l'internet. Depuis sa création, il est sous la tutelle du ministère américain du Commerce.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39286379,00.htm
Libé du 13 novembre
Washington aimerait échapper au débat sur l'ICANN au SMSI
Washington doit s'attendre à une confrontation avec de nombreux pays quant à son influence sur internet et sur l'organe chargé de sa gouvernance, l'ICANN, lors du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), qui s'ouvre mercredi en Tunisie.
A l'instar de nombreux pays, la Commission européenne s'est élevée contre ce qu'elle considère comme une mainmise sur le système qui régit le trafic du réseau mondial d'ordinateurs et a appelé à un gouvernement du web plus ouvert, plus international.
Les Etats-Unis estiment pour leur part qu'une telle réforme de l'ICANN freinerait le rythme des innovations du réseau, opposant les entreprises à une bureaucratie pesante à l'heure d'introduire de nouveaux services, comme la téléphonie via internet.
Des pays comme la Chine, le Brésil et l'Iran n'apprécient pas les relations qui lient Washington à l'ICANN depuis sa création en 1998.
Quelques pays craignent que Washington puisse "débrancher" un pays du réseau mondial en redirigeant les adresses liées à son suffixe.
Les experts d'internet disent qu'il serait difficile de "tirer la prise" parce qu'il faudrait pour cela que des milliers d'administrateurs de réseaux du monde entier coopèrent. Mais en août dernier, le gendarme du Net a repoussé la réflexion autour d'un suffixe en ".xxx" pour les sites internet consacrés au sexe, à la suite de pression des groupes conservateurs américains pour que le département du Commerce bloque son adoption.
Bien que Washington ait prévu de ne rien céder sur la question des noms de domaine, le sommet pourrait aboutir à d'autres changements pour le réseau.
Les Etats-unis ont fait part de leur désir d'accorder aux pays un contrôle plus direct de leurs suffixes et l'ICANN étudie les possibilités d'améliorer les relations avec son comité de gouvernements.
Les participants au sommet de Tunis pourraient également mettre en place un forum de discussion relatif aux problèmes de spam et de cybercrime transfrontaliers.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=338084
sur la nouvelle formule du Monde...
Dans le Figaro du 7 novembre
«Le Monde» veut tenter d'enrayer trois ans de crise
Retrouver la confiance des lecteurs afin d'enrayer la chute de la diffusion et remotiver une rédaction bousculée par près de trois ans de crise. Autant de raisons qui justifient la sortie aujourd'hui d'une nouvelle formule du quotidien Le Monde. Organisé en trois séquences – «actualité», «décryptages» et «rendez-vous» –, le journal, de 32 pages dont les deux tiers en quadrichromie, revendique de ne «pas être dans la culture de l'exhaustivité mais dans celle du choix», souligne Eric Fottorino, directeur délégué de la rédaction.
La une prévoit moins d'annonces, tandis que le dessinateur Plantu y perd sa place systématique. Après une page 2 éditoriale, la page 3 innove. Elle est réservée à un angle original ou à un scoop du journal. Le déroulé du journal s'enchaîne ensuite sans réel changement, à l'exception d'une double page «sciences et environnement» qui s'insérera après l'international. La deuxième séquence entend accorder une large place à l'analyse et au recul. Le dispositif éditorial prévoit un portrait, puis une double page «focus» alimentée par des infographies. «Cette partie est assurément notre meilleure réponse à Internet et à la presse gratuite», poursuit Eric Fottorino. Enfin, la dernière partie, «rendez-vous», tente de répondre aux reproches sur la distance du journal avec ses lecteurs.
Dans Le Monde du même jour
L’édito de Jean-Marie Colombani : un journal réinventé
L'information est en pleine révolution : plus rapide, mais aussi fragmentée, plus confuse, elle s'impose à nous comme jamais dans chacun de nos actes quotidiens. Se déversant en continu, elle nous entraîne vers une culture de l'instantané, de la gratuité et de l'urgence. Etre à même d'être chaque jour choisis par vous, mais aussi faire face aux pièges et aux illusions de cette bulle de l'hyper-information, tels sont les défis de la presse quotidienne. C'est pourquoi la presse quotidienne de qualité doit redéfinir son rôle dans la société contemporaine pour répondre aux besoins de ses lectrices et lecteurs…
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-707210,0.html
Le Figaro du 7 novembre
Internet : le rêve brisé de Time Warner
Le groupe AOL Time Warner négocie avec ses plus puissants concurrents – Microsoft, Google et Yahoo ! – pour rester dans la course. Retour sur cette fusion symbole dont l’enjeu était la domination mondiale d'Internet.
http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051107.FIG0176.html?204002
Libération du 7 novembre
Pascal Odin, professeur à Aulnay, raconte la violence au quotidien:
«Mes élèves de 3e d'insertion savent bien qu'ils sont des parias»
Pascal Odin est professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique au collège Debussy à Aulnay- sous-Bois. En début d'année, avec ses collègues, ils avaient exercé leur droit de retrait pour alerter sur la montée de la violence dans leur établissement. En guise de réponse, en juin, leur feuille de salaire a été ponctionnée. Pourtant la situation qu'ils décrivaient étaient prémonitoires des événements d'aujourd'hui.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=336384
Libé du 7 novembre
L'UMP recrute via Google
Pour donner de la visibilité à sa pétition en ligne, le parti dirigé par Nicolas Sarkozy s'est offert des liens publicitaires. En clair: il suffit de taper «Sarkozy», «Sarko» ou encore «banlieue» sur le moteur de recherche pour qu'apparaisse le message suivant sur la partie droite de l'écran: «Emeutes en banlieue. Soutenez la politique de Nicolas Sarkozy pour rétablir l'ordre». Suit un lien vers le site de l'UMP renvoyant directement vers la pétition. Et ça marche aussi avec les termes «émeutes», «cité», «racaille», «caillera», «voyous», «keuf», «Jospin» ou encore «marxiste»…
http://www.liberation.fr/page.php?Article=336638
La capture d’écran de ZDnet :
http://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2005/11/racaille_ump2.gif
et l’article associé :
L'UMP renchérit sur «racaille» pour soutenir Sarkozy via Google
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39285264,00.htm
La Croix du 8 novembre
Internet entre conciliation et violence
Principaux lieux d’échange de toute une génération, les blogs permettent aux jeunes de communiquer entre eux. Pour le meilleur et pour le pire. Petit tour d’horizon des blogs du 93…
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2248221&rubId=788
Le Figaro du 9 novembre
A l'école de la République, l'ascenseur social est en panne
Collèges et lycées reproduisent et prolongent les disparités sociales que l'école de la République est censée atténuer. Il n'y a jamais eu aussi peu d'enfants d'origine populaire dans les grandes écoles depuis quinze ans.
En 1989, Lionel Jospin, alors rue de Grenelle, avait fixé à l'Education nationale l'objectif de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac. En 2005, 63% l'ont atteint contre 15% dans les années 60. Mais ce progrès apparent cache un échec qui touche en particulier les zones défavorisées. Chaque année, 70 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme
Dans les zones classées «sensibles» d'Ile-de-France, près de 38% des enseignants ont moins de 30 ans. Les enseignants les moins expérimentés sont donc confrontés aux élèves les plus difficiles.
L'an dernier, l'Education nationale a recensé plus de 80 000 actes de violence dans ses établissements. Environ 10% d'entre eux subissent près de la moitié des incidents. Il s'agit surtout d'insultes et de violences physiques mais aussi de vols, de rackets et de déprédations. Quant à l'absentéisme, autre signe de décrochage scolaire, il touche 4,1% des élèves de ZEP contre seulement 1,9% pour les autres.
L'école des banlieues est aussi celle des ghettos. «L'apartheid scolaire», une enquête de trois sociologues dans l'académie de Bordeaux, décrit une ethnicisation des comportements, notamment dans les 10% de collèges qui accueillent plus de 40% des élèves d'origine immigrée. L'institution scolaire participerait ainsi, à son corps défendant, au développement du racisme et de l'inégalité.
L'échec des zones d'éducation prioritaires
ELLES n'ont que 24 ans et mériteraient pourtant un sérieux lifting. Les zones d'éducation prioritaire (ZEP) concentrées dans les banlieues ont mauvaise presse. Et pour cause : malgré les plans de relance successifs, les élèves, issus majoritairement de milieux défavorisés, restent le plus souvent à la traîne des résultats scolaires enregistrés par l'ensemble des petits Français. Ainsi, le taux de réussite au brevet n'y est que de 67%, contre une moyenne de 79%. Sévère, l'Insee affirmait même dans une étude de septembre dernier : «La mise en place des ZEP n'a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves.»
Lorsque Alain Savary, ministre de l'Education, lance les ZEP, en juillet 1981, il envoie un électrochoc à l'Education nationale. Son projet repose en effet sur l'idée qu'il faut plus de moyens pour ceux qui en ont le moins et ainsi corriger une inégalité des chances. Mais les ZEP passent au second plan avec la succession des ministres : les objectifs sont dilués, les évaluations mises de côté.
Depuis, plus personne n'a osé poser le problème à nouveau. En 1982, 10,2% des collégiens étaient en ZEP, ils sont près de 17% aujourd'hui.
http://www.lefigaro.fr/societe/20051109.FIG0022.html?173452
Le Monde du 9 novembre
Les violences à l'école stables, les actes racistes en diminution
La violence à l'école se maintient à un niveau élevé. Après une hausse de 12 % des violences recensées en 2003-2004, le nombre de signalements dans les collèges et les lycées publics a augmenté de 1 % en 2004-2005, selon les données recueillies par le logiciel Signa de l'éducation nationale.
Les incidents se concentrent dans un nombre limité d'établissements : 10 % des collèges et lycées signalent 50 % des actes, une proportion stable depuis trois ans. Les lycées professionnels, qui accueillent un grand nombre d'élèves en difficulté, demeurent les plus touchés.
Parmi les quelque 80 000 actes recensés, 1 700 présentaient une motivation raciste et 330 une motivation antisémite. La plupart des actes racistes sont des insultes ou des menaces graves (67 % du total) ou des violences physiques (19 %). Les actes antisémites prennent la forme d'insultes (52 %) ou de tags (19 %).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-708378@51-653571,0.html
Libération du 9 novembre
Profs sceptiques sur la mesure Villepin
Même s'ils constatent que le collège n'est pas adapté, ils n'approuvent pas le travail à 14 ans.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337119
Le Monde du 9 novembre
A contre courant
En exposant sa volonté, lundi 7 novembre, "de pouvoir proposer l'apprentissage dès 14 ans à des enfants qui, visiblement, n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie ou qui ont quitté l'école", le premier ministre Dominique de Villepin a ouvert une nouvelle boîte de Pandore. Abaisser l'âge de la scolarité obligatoire, fixé à 16 ans depuis 1959, marquerait en effet la fin de plus de soixante années de politique éducative visant à élever le niveau scolaire et s'inscrirait à contre-courant des débats, en France et en Europe, qui portent plutôt sur le rallongement de la scolarité obligatoire.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-708321,0.html
Le NouvelObs du 9 novembre
La polémique sur l'apprentissage dès 14 ans est une "injure" pour les 370.000 apprentis de France, selon Gilles de Robien
"Comment dire que l'apprentissage est une voie de garage quand déjà 370.000 jeunes sont déjà en apprentissage? C'est leur faire injure", a dénoncé le ministre de l'Education.
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20051109.FAP4956.html?0916
Libération du 10 novembre
"Apprenti junior" : à défaut de contenu, Robien a un label
Le ministre de l'Education, qui devait détailler la future mesure permettant l'apprentissage dès 14 ans, est resté très vague.
Face aux critiques de la gauche, Robien s'est contenté de rappeler les objectifs fixés par Villepin : ne pas «quitter complètement le système, mais ouvrir un chemin différent pour certains élèves», «construire des passerelles car rien, à 14, 15, 16, 17 ou 18 ans, n'est irréversible». En somme, «permettre à des adolescents qui ne se retrouvent pas dans l'enseignement classique de s'orienter plus tôt vers une formation en alternance».
Si cette dernière formule devait être retenue, elle n'aurait rien de révolutionnaire : l'alternance sous statut scolaire existe depuis vingt ans ; elle autorise les allers-retours école-entreprise avant l'âge de 16 ans.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337387
Et si le coeur vous en dit, vous pouvez écouter sur le site de Libération Gilles de Robien en train de rémonter le moral de ses troupes...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337569
L'Express du 10 novembre
L'impuissance éducative
Face à la violence des quartiers ghettos, les enseignants se sentent bien seuls.
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/violencecole/dossier.asp?ida=435708
Le Monde du 11 novembre
Un article sur les 15 ans du Courrier International...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-709228@51-708499,0.html
La Croix du 11 novembre
La misère culturelle, terreau de violence
Éducateurs, acteurs sociaux et culturels décèlent dans la radicalisation de certains jeunes de banlieue une frustration sociale qui ne s'exprime que par la violence.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2248554&rubId=4076#
Le Figaro du 12 novembre
Un lycéen de La Courneuve: «On nous met tous dans le même sac!»
Qu'ils aient ou non participé aux émeutes, ces lycéens de Seine-Saint-Denis se disent «solidaires» des auteurs de violences.
http://www.lefigaro.fr/societe/20051111.FIG0155.html
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