COMMENT CA MARCHE?

Bien décidés à briller au CAPES de documentation, nous ouvrons un espace de partage de veilles pour mieux avancer dans notre préparation.

Tout est modifiable sur ce blog: vous pouvez ajoutez des articles, les commenter, mais aussi ajouter des catégories et des liens, rédiger et envoyer des newsletters, participer au forum.

Tous les participants à ce blog en sont également les administrateurs.

Il suffit de vous connecter sur le site d'over-blog et d'utiliser l'adresse mi.crabb@laposte.net et le mot de passe admis***** (Suite à des actes de vandalisme, les modalités de participation ont changé: envoyez nous vos articles, et nous les publierons aussitôt, sans aucune modération... nous donnerons par contre le code administrateur aux rédacteurs qui auront gagné notre confiance.
Pour les communications informelles, les zones de commentaires et les forums ne sont bien sûr pas concernés par ces restrictions).








Mercredi 16 novembre 2005

Beaucoup d'infos, notamment dans la rubrique "documentation" http://www.cafepedagogique.net/disci/cdi/67.php

où le blog de Benoît est même cité, ainsi qu'un autre blog réalisé par les ioufmiens de Lyon. Pourquoi ne pas aller faire un tour chez nos collègues ?

 

Par cécile - Publié dans : Café pédagogique (Cécile)
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Mardi 15 novembre 2005
Voilà avec un peu de retard ma revue de presse. Beaucoup de choses susceptibles de nous intéresser la semaine dernière. A suivre avec attention les débats du SMSI et le feuilleton des bibliothèques numériques... A noter que certains articles (notamment du Figaro) ne sont plus disponibles, mais je les tiens à disposition pour celui qui les veut...

Sur la "guerre" des bibliothèques numériques...

Le Monde du 8 novembre
Amazon lancera, en 2006 aux Etats-Unis, un service d'achat de livres à la page sur Internet

 

Le branle-bas de combat qui agite le monde de l'édition numérique se prolonge avec l'annonce, le 4 novembre, du projet d'Amazon de lancer, en 2006, seulement aux Etats-Unis, un système d'achat de livres à la page. La commercialisation d'ouvrages sur la Toile s'inspire ainsi du développement des ventes de musique par titres et non plus uniquement sous forme d'albums.
Le procédé d'Amazon s'appuiera largement sur la technologie baptisée "Chercher au coeur". "Nous proposons toujours une recherche des livres par leurs attributs classiques (titres, auteurs...) mais également une sélection de passages dans lesquels les mots-clés sont présents" , explique David Gobert, responsable du projet, chez Amazon France.

 


Contrairement à la démarche de Google avec son projet Google Print, Amazon a pris toutes les précautions pour ne pas provoquer de réactions négatives de la part de ceux dont il vend les livres. Le système de recherche utilisé s'appuie sur une version numérisée des livres mais il ne fournit aux internautes qu'une image de la page répondant à la requête. Le visiteur accède également aux deux pages précédentes et aux deux suivantes, mais sans aucun moyen de les enregistrer ou de les imprimer. Une protection des droits d'auteurs que certains détracteurs du système accusent d'être facilement piratable.
Les nouveaux services d'Amazon, sur lesquels Google travaillerait également, préparent une mutation profonde de la consommation de livres. Le numérique, en les dématérialisant, peut détruire leur unité. L'ouvrage, éclaté en parties ou en pages, pourrait s'assimiler à une série de sites Internet, rassemblés sous leur forme physique mais dispersés dès lors que les commerçants de la Toile s'en emparent.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-707776@51-694261,0.html

 

 


Bill Gates se fait bibliothécaire
Retour sur l’accord entre Microsoft et la British Library, qui affaibli le projet de grande bibliothèque européenne du président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-708879@51-694261,0.html

 

 


Un bon dossier dans Libération du 12 novembre
Bibliothèques, le moteur s'emballe
Après l'annonce par Google d'un projet de bibliothèque universelle sur la Toile, d'autres candidats se lancent dans la course, multipliant initiatives et chantiers.

 


 

La bibliothèque universelle, la Babel de Borges, semble à l'ère numérique se trouver à portée de souris. C'est une annonce du moteur de recherche américain Google qui a sonné du clairon le 14 décembre 2004 : le moteur de recherche promet à l'internaute de pouvoir feuilleter la bagatelle de 15 millions de livres à l'horizon de six ans. Elle apporte en prime pour caution morale l'imprimatur de cinq prestigieuses bibliothèques américaines et britannique (les bibliothèques des universités du Michigan, de Harvard, Stanford, la New York Public Library et la Bodleian à Oxford). Sous des allures philanthropiques, «organiser le monde de l'information pour le rendre plus accessible, pratique et universel», Google prend une option sur le patrimoine culturel à des fins commerciales. Encore plus de contenu balayé par ses soins et de liens sponsorisés pour accroître sa fortune.

 

 

Près d'un an après son annonce fracassante, Google a ouvert le 3 novembre les portes de sa grande bibliothèque virtuelle, après une année de quasi-secret sur sa méthode. Rien de grandiloquent. L'offre se réduit pour l'instant à une «petite fraction» du catalogue, ouvrages d'histoire ou de politique fournis par les bibliothèques des universités du Michigan, de Harvard, Stanford et par la New York Public Library. Tous les livres en version intégrale sont du domaine public (avant 1923). Pour ceux couverts par le droit d'auteur, l'internaute n'a accès qu'à de minces extraits. En jouant les bulldozers, Google s'est pris les pieds dans le droit d'auteur. Si certains éditeurs ont accepté de jouer le jeu contre la promesse d'émoluments publicitaires, d'autres n'ont pas du tout apprécié qu'on les mette devant le fait accompli. Accusée de «violation massive des droits d'auteur», l’entreprise a décidé de faire une pause dans la numérisation des ouvrages.

 



Les autres promoteurs de la bibliothèque de demain, qui se bousculent au portillon, ont préféré éviter l'écueil du copyright. En prévenant qu'ils ne numériseraient pas sans autorisation préalable des auteurs et des éditeurs. L'ennemi juré Yahoo ! a finement annoncé participer à une organisation à but non lucratif, l'Open Content Alliance (2), qui regroupe l'Internet Archive, les bibliothèques de l'Université de Californie et de l'Université de Toronto, Hewlett-Packard, Adobe et Microsoft, et plus d'une douzaine de grandes bibliothèques en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et ailleurs en Europe. Ce projet envisage une bibliothèque plus modeste puisqu'elle prévoit d'ouvrir fin 2006 avec quelque 18 000 ouvrages de la littérature américaine choisis par l'Université de Californie.

 

 

Autre initiative, celle du numéro 1 mondial du logiciel, Microsoft avec la British Library pour numériser et mettre en ligne 25 millions de pages, l'équivalent de 100 000 livres. Mêmes précautions, le portail internet MSN rendra d'abord accessibles des ouvrages tombés dans le domaine public, puis travaillera avec les propriétaires de droits d'auteur «pour numériser légalement des matériels protégés».

 

 

Cette dernière alliance n'a guère plu au président de la Bibliothèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney, qui entre en scène à chaque annonce de bibliothèque numérique depuis sa contre-attaque en janvier à l'initiative monopolistique de Google. Il a jugé l'Open Content Alliance «positive», mais ce qui ressemble à une trahison de la British Library l'a fait grincer des dents.

 

 

Dans l'intervalle, des spécialistes du livre ont également monté leur petite entreprise. La semaine dernière, Amazon.com, dix ans de vente de livres à distance, a dévoilé son intention de vendre des ouvrages au format numérique, qui pourront être achetés en intégralité, à la page ou au chapitre. Sans trop en faire, le groupe américain a rodé pendant deux ans sa technologie «Search inside the book» (cherchez au coeur) qui permet de feuilleter en ligne tout en numérisant avec l'agrément des éditeurs.


 http://www.liberation.fr/page.php?Article=337856

 

 

Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque de Lyon, souligne la nécessité de l'indexation:
«Mettre les livres sur l'Internet, c'est être fidèle à la lecture»

 


Pourquoi cette course aux bibliothèques numériques ? La reproduction du livre sous forme numérique, qui paraissait être une fausse piste il y a dix ans, revient aujourd'hui via Google, Yahoo !, etc. Bizarrement, le dernier bastion à ne pas avoir été englobé par le numérique, c'est le livre. S'y attaquer est donc logique. L'Internet fonctionne comme une bibliothèque : c'est une accumulation de documents numériques. On a pensé que la numérisation devait d'abord concerner le livre, notamment les livres anciens. C'était une façon de voir parcellaire, peu audacieuse. La révolution numérique était dans la mise en forme électronique de quantité d'autres documents : téléphonie, images, musique, etc.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337857

 

 et

une sélection de liens…
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337858

 




sur le SMSI

ZDnet du 11 novembre
La gouvernance de l'internet au coeur de négociations cruciales avant le Sommet de Tunis

 

Le Sommet mondial de la société de l'information (SMSI) s'ouvrira le 16 novembre à Tunis, auquel participeront pendant trois jours chefs d'État, représentants d'organisations internationales, du secteur privé et de la société civile. Ils y établiront notamment le bilan des actions entreprises pour réduire la «fracture numérique» depuis 2003, année du premier SMSI.
Les États-Unis contre le reste du monde: en schématisant, c’est ainsi que se présente le rapport des forces à la veille du SMSI. Dès le 13 novembre, des négociations difficiles vont s’engager pour trouver un compromis sur la gestion de l’internet.
Le gouvernement américain est accusé d'avoir la mainmise sur l'Icann, l'organisme en charge de la gouvernance d'internet. Créé en 1998, il gère le système des noms de domaine (DNS) et les questions techniques liées à l'internet. Depuis sa création, il est sous la tutelle du ministère américain du Commerce.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39286379,00.htm

 

 

Libé du 13 novembre

 


Washington aimerait échapper au débat sur l'ICANN au SMSI

Washington doit s'attendre à une confrontation avec de nombreux pays quant à son influence sur internet et sur l'organe chargé de sa gouvernance, l'ICANN, lors du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), qui s'ouvre mercredi en Tunisie.

 

A l'instar de nombreux pays, la Commission européenne s'est élevée contre ce qu'elle considère comme une mainmise sur le système qui régit le trafic du réseau mondial d'ordinateurs et a appelé à un gouvernement du web plus ouvert, plus international.

 

Les Etats-Unis estiment pour leur part qu'une telle réforme de l'ICANN freinerait le rythme des innovations du réseau, opposant les entreprises à une bureaucratie pesante à l'heure d'introduire de nouveaux services, comme la téléphonie via internet.

 

Des pays comme la Chine, le Brésil et l'Iran n'apprécient pas les relations qui lient Washington à l'ICANN depuis sa création en 1998.

 

Quelques pays craignent que Washington puisse "débrancher" un pays du réseau mondial en redirigeant les adresses liées à son suffixe.

 

Les experts d'internet disent qu'il serait difficile de "tirer la prise" parce qu'il faudrait pour cela que des milliers d'administrateurs de réseaux du monde entier coopèrent. Mais en août dernier, le gendarme du Net a repoussé la réflexion autour d'un suffixe en ".xxx" pour les sites internet consacrés au sexe, à la suite de pression des groupes conservateurs américains pour que le département du Commerce bloque son adoption.

 

Bien que Washington ait prévu de ne rien céder sur la question des noms de domaine, le sommet pourrait aboutir à d'autres changements pour le réseau.

 

Les Etats-unis ont fait part de leur désir d'accorder aux pays un contrôle plus direct de leurs suffixes et l'ICANN étudie les possibilités d'améliorer les relations avec son comité de gouvernements.

 

Les participants au sommet de Tunis pourraient également mettre en place un forum de discussion relatif aux problèmes de spam et de cybercrime transfrontaliers.


http://www.liberation.fr/page.php?Article=338084


sur la nouvelle formule du Monde...

Dans le Figaro du 7 novembre

«Le Monde» veut tenter d'enrayer trois ans de crise 

 

Retrouver la confiance des lecteurs afin d'enrayer la chute de la diffusion et remotiver une rédaction bousculée par près de trois ans de crise. Autant de raisons qui justifient la sortie aujourd'hui d'une nouvelle formule du quotidien Le Monde. Organisé en trois séquences – «actualité», «décryptages» et «rendez-vous» –, le journal, de 32 pages dont les deux tiers en quadrichromie, revendique de ne «pas être dans la culture de l'exhaustivité mais dans celle du choix», souligne Eric Fottorino, directeur délégué de la rédaction.

 

La une prévoit moins d'annonces, tandis que le dessinateur Plantu y perd sa place systématique. Après une page 2 éditoriale, la page 3 innove. Elle est réservée à un angle original ou à un scoop du journal. Le déroulé du journal s'enchaîne ensuite sans réel changement, à l'exception d'une double page «sciences et environnement» qui s'insérera après l'international. La deuxième séquence entend accorder une large place à l'analyse et au recul. Le dispositif éditorial prévoit un portrait, puis une double page «focus» alimentée par des infographies. «Cette partie est assurément notre meilleure réponse à Internet et à la presse gratuite», poursuit Eric Fottorino. Enfin, la dernière partie, «rendez-vous», tente de répondre aux reproches sur la distance du journal avec ses lecteurs.

 

 

Dans Le Monde du même jour

L’édito de Jean-Marie Colombani : un journal réinventé
L'information est en pleine révolution : plus rapide, mais aussi fragmentée, plus confuse, elle s'impose à nous comme jamais dans chacun de nos actes quotidiens. Se déversant en continu, elle nous entraîne vers une culture de l'instantané, de la gratuité et de l'urgence. Etre à même d'être chaque jour choisis par vous, mais aussi faire face aux pièges et aux illusions de cette bulle de l'hyper-information, tels sont les défis de la presse quotidienne. C'est pourquoi la presse quotidienne de qualité doit redéfinir son rôle dans la société contemporaine pour répondre aux besoins de ses lectrices et lecteurs…

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-707210,0.html


 
Le Figaro du 7 novembre
Internet : le rêve brisé de Time Warner
Le groupe AOL Time Warner négocie avec ses plus puissants concurrents – Microsoft, Google et Yahoo ! – pour rester dans la course. Retour sur cette fusion symbole dont l’enjeu était la domination mondiale d'Internet.

http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20051107.FIG0176.html?204002

 

Libération du 7 novembre
Pascal Odin, professeur à Aulnay, raconte la violence au quotidien:
«Mes élèves de 3e d'insertion savent bien qu'ils sont des parias»
Pascal Odin est professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique au collège Debussy à Aulnay- sous-Bois. En début d'année, avec ses collègues, ils avaient exercé leur droit de retrait pour alerter sur la montée de la violence dans leur établissement. En guise de réponse, en juin, leur feuille de salaire a été ponctionnée. Pourtant la situation qu'ils décrivaient étaient prémonitoires des événements d'aujourd'hui.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=336384

 

 

Libé du 7 novembre
L'UMP recrute via Google
Pour donner de la visibilité à sa pétition en ligne, le parti dirigé par Nicolas Sarkozy s'est offert des liens publicitaires. En clair: il suffit de taper «Sarkozy», «Sarko» ou encore «banlieue» sur le moteur de recherche pour qu'apparaisse le message suivant sur la partie droite de l'écran: «Emeutes en banlieue. Soutenez la politique de Nicolas Sarkozy pour rétablir l'ordre». Suit un lien vers le site de l'UMP renvoyant directement vers la pétition. Et ça marche aussi avec les termes «émeutes», «cité», «racaille», «caillera», «voyous», «keuf», «Jospin» ou encore «marxiste»…
http://www.liberation.fr/page.php?Article=336638

La capture d’écran de ZDnet :
http://www.zdnet.fr/i/edit/ne/2005/11/racaille_ump2.gif

 

 

et l’article associé :
L'UMP renchérit sur «racaille» pour soutenir Sarkozy via Google
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39285264,00.htm


 
La Croix du 8 novembre
Internet entre conciliation et violence
Principaux lieux d’échange de toute une génération, les blogs permettent aux jeunes de communiquer entre eux. Pour le meilleur et pour le pire. Petit tour d’horizon des blogs du 93…

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2248221&rubId=788


 

Le Figaro du 9 novembre
A l'école de la République, l'ascenseur social est en panne

 

Collèges et lycées reproduisent et prolongent les disparités sociales que l'école de la République est censée atténuer. Il n'y a jamais eu aussi peu d'enfants d'origine populaire dans les grandes écoles depuis quinze ans.

 

En 1989, Lionel Jospin, alors rue de Grenelle, avait fixé à l'Education nationale l'objectif de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac. En 2005, 63% l'ont atteint contre 15% dans les années 60. Mais ce progrès apparent cache un échec qui touche en particulier les zones défavorisées. Chaque année, 70 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme

 

Dans les zones classées «sensibles» d'Ile-de-France, près de 38% des enseignants ont moins de 30 ans. Les enseignants les moins expérimentés sont donc confrontés aux élèves les plus difficiles.

 

L'an dernier, l'Education nationale a recensé plus de 80 000 actes de violence dans ses établissements. Environ 10% d'entre eux subissent près de la moitié des incidents. Il s'agit surtout d'insultes et de violences physiques mais aussi de vols, de rackets et de déprédations. Quant à l'absentéisme, autre signe de décrochage scolaire, il touche 4,1% des élèves de ZEP contre seulement 1,9% pour les autres.

 

L'école des banlieues est aussi celle des ghettos. «L'apartheid scolaire», une enquête de trois sociologues dans l'académie de Bordeaux, décrit une ethnicisation des comportements, notamment dans les 10% de collèges qui accueillent plus de 40% des élèves d'origine immigrée. L'institution scolaire participerait ainsi, à son corps défendant, au développement du racisme et de l'inégalité.

 

 

L'échec des zones d'éducation prioritaires

 

ELLES n'ont que 24 ans et mériteraient pourtant un sérieux lifting. Les zones d'éducation prioritaire (ZEP) concentrées dans les banlieues ont mauvaise presse. Et pour cause : malgré les plans de relance successifs, les élèves, issus majoritairement de milieux défavorisés, restent le plus souvent à la traîne des résultats scolaires enregistrés par l'ensemble des petits Français. Ainsi, le taux de réussite au brevet n'y est que de 67%, contre une moyenne de 79%. Sévère, l'Insee affirmait même dans une étude de septembre dernier : «La mise en place des ZEP n'a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves.»

 

Lorsque Alain Savary, ministre de l'Education, lance les ZEP, en juillet 1981, il envoie un électrochoc à l'Education nationale. Son projet repose en effet sur l'idée qu'il faut plus de moyens pour ceux qui en ont le moins et ainsi corriger une inégalité des chances. Mais les ZEP passent au second plan avec la succession des ministres : les objectifs sont dilués, les évaluations mises de côté.

 

Depuis, plus personne n'a osé poser le problème à nouveau. En 1982, 10,2% des collégiens étaient en ZEP, ils sont près de 17% aujourd'hui.
http://www.lefigaro.fr/societe/20051109.FIG0022.html?173452

 

 


Le Monde du 9 novembre
Les violences à l'école stables, les actes racistes en diminution
La violence à l'école se maintient à un niveau élevé. Après une hausse de 12 % des violences recensées en 2003-2004, le nombre de signalements dans les collèges et les lycées publics a augmenté de 1 % en 2004-2005, selon les données recueillies par le logiciel Signa de l'éducation nationale.

 

Les incidents se concentrent dans un nombre limité d'établissements : 10 % des collèges et lycées signalent 50 % des actes, une proportion stable depuis trois ans. Les lycées professionnels, qui accueillent un grand nombre d'élèves en difficulté, demeurent les plus touchés.

 

Parmi les quelque 80 000 actes recensés, 1 700 présentaient une motivation raciste et 330 une motivation antisémite. La plupart des actes racistes sont des insultes ou des menaces graves (67 % du total) ou des violences physiques (19 %). Les actes antisémites prennent la forme d'insultes (52 %) ou de tags (19 %).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-708378@51-653571,0.html

 



 

Libération du 9 novembre
Profs sceptiques sur la mesure Villepin
Même s'ils constatent que le collège n'est pas adapté, ils n'approuvent pas le travail à 14 ans.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=337119

 




Le Monde du 9 novembre
A contre courant
En exposant sa volonté, lundi 7 novembre, "de pouvoir proposer l'apprentissage dès 14 ans à des enfants qui, visiblement, n'ont pas le goût, n'ont pas l'envie ou qui ont quitté l'école", le premier ministre Dominique de Villepin a ouvert une nouvelle boîte de Pandore. Abaisser l'âge de la scolarité obligatoire, fixé à 16 ans depuis 1959, marquerait en effet la fin de plus de soixante années de politique éducative visant à élever le niveau scolaire et s'inscrirait à contre-courant des débats, en France et en Europe, qui portent plutôt sur le rallongement de la scolarité obligatoire.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-708321,0.html

Le NouvelObs du 9 novembre

 


La polémique sur l'apprentissage dès 14 ans est une "injure" pour les 370.000 apprentis de France, selon Gilles de Robien
"Comment dire que l'apprentissage est une voie de garage quand déjà 370.000 jeunes sont déjà en apprentissage? C'est leur faire injure", a dénoncé le ministre de l'Education.
http://permanent.nouvelobs.com/politique/20051109.FAP4956.html?0916


 

 

Libération du 10 novembre
"Apprenti junior" : à défaut de contenu, Robien a un label
Le ministre de l'Education, qui devait détailler la future mesure permettant l'apprentissage dès 14 ans, est resté très vague.
Face aux critiques de la gauche,
Robien s'est contenté de rappeler les objectifs fixés par Villepin : ne pas «quitter complètement le système, mais ouvrir un chemin différent pour certains élèves», «construire des passerelles car rien, à 14, 15, 16, 17 ou 18 ans, n'est irréversible». En somme, «permettre à des adolescents qui ne se retrouvent pas dans l'enseignement classique de s'orienter plus tôt vers une formation en alternance».
Si cette dernière formule devait être retenue, elle n'aurait rien de révolutionnaire : l'alternance sous statut scolaire existe depuis vingt ans ; elle autorise les allers-retours école-entreprise avant l'âge de 16 ans.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=337387

 

 

Et si le coeur vous en dit, vous pouvez écouter sur le site de Libération Gilles de Robien en train de rémonter le moral de ses troupes...
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337569

 

 

L'Express du 10 novembre
L'impuissance éducative
Face à la violence des quartiers ghettos, les enseignants se sentent bien seuls.
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/violencecole/dossier.asp?ida=435708

 

 


 

Le Monde du 11 novembre
Un article sur les 15 ans du Courrier International...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-709228@51-708499,0.html

 

 

La Croix du 11 novembre
La misère culturelle, terreau de violence
Éducateurs, acteurs sociaux et culturels décèlent dans la radicalisation de certains jeunes de banlieue une frustration sociale qui ne s'exprime que par la violence.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2248554&rubId=4076#

 


 Le Figaro du 12 novembre
Un lycéen de La Courneuve: «On nous met tous dans le même sac!»
Qu'ils aient ou non participé aux émeutes, ces lycéens de Seine-Saint-Denis se disent «solidaires» des auteurs de violences.
http://www.lefigaro.fr/societe/20051111.FIG0155.html


 

Par Aspégic - Publié dans : Grands hebdos et quotidiens nationaux (Aspégic)
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Mardi 15 novembre 2005

J’ai particulièrement aimé 

  • l’entrée Portillon qui offre un accès ciblé et classé selon Dewey à des ressources pédagogiques et utiles aux documentalistes. La partie 000 Sciences de l’information est particulièrement intéressante pour nous
  • Ailleurs sur le Web regroupe les flux RSS d’une dizaine de sites (café pédagogique, Savoir CDI, urfist…). Toute l’actualité en un coup d’œil !

J’apprécie moins

·         Le rubricage par forcément représentatif du contenu et parfois incomplet (ex : rubrique « information documentation » = Internet !!!!) je vous conseil une entrée dans le site par le plan qui reprend le même découpage mais qui permet une lecture globale

Dernières mises en ligne

·         Pour ceux qui sont toujours fachés avec les Fils RSS et veille documentaire
Sur le site de
l’Urfist, un tutoriel très complet intitulé « Modalités d’appropriation des fils RSS, blogs et wikis pour une veille informationnelle active ».
Où l’on trouve la définition du fil rss avec la façon de s’en servir, les outils qui permettent son utilisation, l’intérêt des blogs pour la veille documentaire, etc.

·         Le crdp de Nice a créé une "documentographie" ou "dossier documentaire numérique" sur des thèmes très variés. Certains peuvent nous intéresser comme «  la violence à l’école », « les mangas »… A  surveiller !

http://www.crdp-nice.net/bouquet/ressources/index.php?rub_id=7&ssr_id=36
Par Nathalie - Publié dans : Docs pour docs (Nathalie)
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Mardi 15 novembre 2005

Dernière mise en ligne

Pour une implication des documentalistes dans les comités de pilotage TICE
Un exemple de participation du documentaliste au comité de pilotage Tice du Collège Jean Moulin, Marseille

Résumé

L’académie d’Aix Marseille, pour favoriser l’intégration des TICE dans les EPLE de la région, incite à créer des « comités TICE » et à nommer des coordinateurs TICE. Ces Coordinateurs ont des missions de conseil, d’assistance, de formation, de maintenance…. Ce texte retrace l’implication d’une documentaliste dans la mise en œuvre de ce projet et les avantages pour notre fonction.

 

Les rubriques du site


Professeur documentaliste


Missions et projets

Projets et politique documentaires

Commentaire : cette rubrique est particulièrement riche pour comprendre concrètement ce qu’est la mise en œuvre d’une politique documentaire et me paraît importante à éplucher (n’oublions pas que Durpaire est président du Jury).

Des outils pour construire une politique documentaire se compose en trois parties : le Budget (qui n'aborde pas la LOLFmais plein de renseignements utiles), de nombreux exemples de Projets documentaire et de bilan d’activités issus d’académies et d’EPLE.

 

Par nathalie - Publié dans : Eprofsdocs (Nathalie)
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Mardi 15 novembre 2005

Mise en garde : cette veille du Café Pédagogique est subjective. Les expressos quotidiens sont généralement copieux, et je procède à une sélection des informations qui me semblent les plus utiles en vue du concours. Pourquoi ces belles paroles me direz-vous ? J'ai délibérément mis de côté tout ce qui concernait les émeutes urbaines. J'ai mentionné un article au début, puis je n'ai pas jugé bon de mùentionner les suites de cette affaire.

C'était une erreur, car nous sommes tenus de nous informer sur l'actualité, d'autant plus que des répercussions sont visibles au niveau scolaire. Voilà pour la mise au point ! Bon allez je fais le topo pour aujourd'hui :

1. L'OSP (Observatoire des zones prioritaires) demande des moyens renforcés en ZEP : L'Observatoire des zones prioritaires rappelle "l'abandon" dans lequel se trouvent certains quartiers et certaines écoles. Mais pour l'OZP, les moyens ne sont pas tout. "La ressource la plus rare - plus que les crédits et les postes - ce sont les équipes capables de réussir dans un contexte difficile. La priorité c’est de garantir la présence de telles équipes dans ces territoires". C'est une autre pédagogie qui est nécessaire pour ces quartiers et une autre définition du service enseignant. "Dans ce dispositif peu étendu, des moyens importants seraient concentrés, mais d’abord pour y donner aux enseignants le moyen de travailler autrement : le service enseignant intégrerait, dans ces territoires, le travail en équipe, le suivi individualisé des élèves et la formation continue".
L'OZP

2. Une réflexion d'Education et devenir sur l'école: " N'est-il pas urgent de raviver la réflexion sur l'école moyenne et de déterminer les bonnes pratiques susceptibles de permettre aux collèges d'atteindre enfin les buts qui lui sont fixés depuis si longtemps ? [...] " Les chantiers urgents ne peuvent attendre ! Nous invitons chacun à les prendre en main sans tarder. Avec E et D, osons nous projeter dans l'avenir en ancrant notre ambition et notre action ici et maintenant".
Pour Education et Devenir, deux moments forts permettront de regrouper les forces : une Journée d'Etude au Sénat le 9 janvier sur la question de la Légitimité de l'Ecole et un colloque du 31 mars au 2 avril.
Editorial E et D

3. Des lycéens en colère écrivent à Chirac suite aux violences urbaines : " On s’est marié avec la République et elle nous a trompé !" Les lycéens de la terminale BEP bioservices du lycée Valmy de Colombes (92) ont le sens de la formule. Et celui de la citoyenneté : ils écrivent au président de la République, dans une lettre ouverte qui est parvenue au Café. "La majorité d’entre nous habitent dans des cités et on n’est pas des racailles ! On est juste des personnes comme les autres qui demandent à être respectées et écoutées… Le problème provient du chômage et du racisme".

Tout en rejetant la violence, les lycéens révèlent la fracture avec les jeunes des quartiers plus favorisés : "Certains d’entre nous se sentent rejetés par les élèves des lycées généraux, ils pensent qu’on est bon à rien et c’est la même chose quand on habite une cité par rapport à l’extérieur. Souvent des jeunes agressent les personnes qu’ils aimeraient être qui ont un bon travail qui sont bien habillées".

Et ils n'hésitent pas à faire leurs recommandations au président. "Il faut lutter contre le racisme et appliquer la loi contre les entreprises qui font de la discrimination. Il faut aussi médiatiser des campagnes contre le racisme et donner une image positive des cités. Il faut résoudre le problème du chômage. A 14 ans, on ne sait pas ce que l’on veut faire, on change souvent d’avis. Comment un jeune qui a des difficultés à l’Ecole peut-il travailler en entreprise ? Pour certains d’entre nous c’est une façon de se débarrasser des jeunes qui ont des difficultés à l’Ecole et pour lesquels on ne trouve pas de réponse".

Il serait bon que l'Elysée ne traite pas avec mépris des jeunes qui ont bien compris leur cours d'éducation civique.

4. Selon l'AFP, le Snes demande au gouvernement "un Grenelle des établissements difficiles".
Dépêche AFP


5. • Documentation : Doc pour docs rajeuni
Doc pour docs, un site de référence pour les professeurs documentalistes, passe sous Spip. Il offre dorénavant la possibilité de syndiquer des sites et un fil RSS.
Doc pour Docs

6. La Ligue des Droits de l'Homme se mobilise contre l'extension de l'état d'urgence : "Le recours à une législation d'exception est inacceptable. Avec sa prolongation, le gouvernement cherche à habituer la population à vivre dans un contexte de législation d'exception, où les perquisitions, les couvre-feux et l'interdiction de rassemblements sont autorisés. Or, la situation actuelle ne justifie en rien la mise en place de telles mesures". Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme manifeste clairement son opposition à l'extension pendant trois mois de l'état d'urgence.

"Je rappelle que l'état d'urgence n'a jamais été mis en œuvre depuis la guerre d'Algérie sur le territoire national, pas même lors des événements de Mai 68. La situation était pourtant hautement plus délicate qu'aujourd'hui…" Pour lui, "l'instauration de l'état d'urgence est une stratégie politique du gouvernement, décidée dans un contexte déjà préélectoral".

Plusieurs associations font part de leur inquiétude. Ainsi le Syndicat de la magistrature qui rappelle que cette décision met en danger les libertés constitutionnelles comme la liberté d'expression, la liberté de réunion et d'association et le droit au respect de la vie familiale et privée. En effet la loi de 1955 permet sur simple décision administrative, sans contrôle de la justice, d'interdire la circulation des personnes, mineures et majeures, d'assigner à résidence, de pénétrer dans les domiciles de jour et de nuit sans limites, d'empêcher les réunions et de prendre le contrôle des médias. L'état d'urgence donne aussi la possibilité aux autorités de remplacer les tribunaux civils par des juridictions militaires.

"On ne répond pas à une crise sociale par un régime d’exception". Un collectif associatif, regroupant Attac, la Fcpe, la Fsu, les Verts, la LDH, le Mrap, le Pcf, l'Unef, l'Unsa,l'Unl et une vingtaine d'autres mouvements, appelle à résister à l'état d'urgence. " nous n’acceptons pas que se poursuive l’état d’urgence… C’est faire peser sur la France toute entière et sur chacun de ses habitants, notamment les étrangers que le gouvernement désigne déjà comme des boucs émissaires, le risque d’atteintes graves aux libertés. Nous affirmons solennellement que si ce régime d’exception devait être prolongé, nous mettrions en œuvre tous les moyens démocratiques dont nous disposons pour nous y opposer"… Ni le recours à des procédures judiciaires expéditives, voire à une « justice d’abattage », ni le marquage de zones discriminées par une carte de l’état d’urgence ne sont conciliables avec l’objectif du rétablissement de la paix civile et du dialogue démocratique. La République doit reconnaître, publiquement et par ses plus hautes autorités, que le sort de ces populations, les discriminations qu’elles subissent, sont de notre responsabilité collective et constituent une violation de l’égalité républicaine. Cette exigence implique aussi que la vérité soit totalement faite sur les conditions dans lesquelles deux jeunes hommes sont morts à Clichy-Sous-Bois".
Article du Nouvel Observateur
Communiqué




 

Par cécile - Publié dans : Café pédagogique (Cécile)
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